Testez votre créativité avec le jeu du rouleau de papier !

Testez votre créativité avec le jeu du rouleau de papier !

 

Aujourd’hui, nous allons parler de pensée divergente. Vous savez, cette faculté qui consiste à trouver des solutions originales à certains problèmes en pensant en dehors de la boite (« out of the box » !)

 

En 1967, un psychologue nommé Joy Paul Guilford a créé un test resté célèbre dans le domaine de la créativité. Le test des usages alternatifs (« Alternative Uses Test« ) se résume en une consigne simple : imaginer autant d’utilisations possibles à un objet banal comme une brique, une chaussure… ou un trombone !

Le test se pratique généralement durant un laps de temps défini (10 mn, par exemple).

 

 

Son but est de vous inciter à penser hors des sentiers battus et développer votre pensée divergente. 

 

On mesure ensuite les résultats selon 4 critères principaux :

  • L’aisance, qui correspond au nombre d’utilisations alternatives imaginées durant le laps de temps accordé.
  • L’originalité : à quel point vos propositions sont insolites (ou jugées comme telles) ?
  • La flexibilité : ce critère correspond à la variété des domaines et catégories au sein desquels vous avez trouvé des idées.
  • L’élaboration, qui mesure le degré de détail et de développement de l’idée.

 

Je vous propose un excellent jeu pour vous entraîner à cela en classe ou à la maison.

 


Le jeu du rouleau de Sopalin adapté à des enfants : Jeu de mime en classe

Installation du jeu pour les enfants :

En silence, en cercle debout. Le jeu débute au top départ et il s’arrête dans un temps donné. 

Consignes :

Voici un rouleau (de Sopalin) en carton gris. Une fois l’objet en main, oubliez tout ce que vous en savez et imaginez simplement toutes les utilités que vous pourriez lui donner.Vous pouvez le transformer en une multitude de choses divers ou le transformer tout cours.

Un peu de fantaisie et d’humour sont vivement conseillés pour cet exercice !

Vous vous rendrez compte qu’un objet aussi banal peut avoir une tonne d’applications possibles pour peu qu’on laisse son imagination courir librement.

Il est possible de s’en servir comme une règle pour mesurer des choses, des instruments de musique, des fruits et des légumes, des métiers… 

Bien sûre l’adulte n’intervient pas, le rouleau de sopalin peut être déroulé… transformé… libre cours au suivant de rebondir sur l’action de l’enfant précédent. Attention à toujours bien rester en silence !

Ce jeu peut vous permettre de rebondir sur plusieurs idées créatives produites par les enfants pour mener à bien un projet de création pictural ou spectacle vivant… à vous adultes d’imaginer et de rebondir !


La pensée divergente : une capacité qui décroit au fil du temps…

 

… si on ne l’encourage pas régulièrement !

 

La plupart des gens imaginent entre 10 et 15 usages alternatifs pour un objet. Les plus doués (les génies), eux, peuvent aboutir à une centaine de propositions ou plus encore.

 

L’ennui, c’est que nous perdons progressivement notre aptitude à la pensée divergente en vieillissant.

 

En effet, les as dans ce domaine restent une fois de plus les enfants ! Entre 3 et 5 ans, ceux-ci peuvent trouver près de 200 utilisations différentes pour un objet. Entre 6 et 12 ans, ce score descend à une trentaine environ. Au delà de 13 ans, la majorité atteint péniblement les 20 propositions.

 

Pourquoi un tel déclin ?

Peut-être est-ce l’apprentissage scolaire qui amenuise notre capacité à penser de façon divergente. Après tout, les tests scolaires n’impriment-ils pas en nous l’idée qu’il n’y a qu’une seule solution correcte pour un problème donné ?

Une intéressante étude longitudinale a révélé que 98% des enfants de maternelle étaient des génies en matière de pensée divergente. Cinq ans plus tard, alors âgés de 8 à 10 ans, seuls 50% d’entre eux réussissait le test avec autant de succès. Cinq ans de plus, et le nombre de « génies » avait encore chuté.

Mais l’école n’est sans doute pas la seule fautive.

 

Dépasser la « fixité fonctionnelle »

Le problème a sans doute aussi à voir avec notre façon d’apprendre, ajouté au rythme effréné de cet apprentissage.

Tout part d’un biais cognitif, qui nous limite à utiliser un objet seulement de la façon dont on nous l’a appris. On appelle cela « fixité fonctionnelle« , et cela empire à mesure que le temps passe.

Durant notre vie, nous devons apprendre à un rythme très rapide. Nos années passées à l’école nous enseignent un condensé de ce que les humains ont appris depuis qu’ils sont l’espèce dominante sur Terre.

Nous devons également composer avec un monde qui n’a pas été modelé par nous mais par une infinité d’esprits différents. Pour tenir la cadence, nous n’avons souvent pas d’autre choix que de nous référer à ce qu’on nous a dit de l’utilité d’une chose.

Quelqu’un vous dit un jour qu’un trombone sert à attacher des feuilles volantes ensemble. Vous intégrez l’information et vous passez à autre chose, rien de plus naturel. Cette capacité à apprendre rapidement est un avantage évolutif, mais elle a ses contres-parties; l’une d’elle est de cloisonner nos esprits à une seule possibilité plutôt qu’à chercher des alternatives.

Mais ça ne doit pas forcément être vu comme une fatalité. On peut tous voir au delà du commun si on se donne la peine de penser différemment et utiliser notre imagination dans notre vie quotidienne.

Cela nous aide à regarder le monde comme nous avions coutume de le faire lorsque nous étions enfants. Libres de préjugés, pour voir au-delà de l’objet.

Alors restez ouvert aux possibilités. Oubliez ce que vous savez. Et laissez les fenêtres de votre esprit grande ouvertes ! Et Oser !

C’est à vous ! Êtes-vous un adepte de la pensée divergente ? Et vous arrive-t-il de vous amuser à ce genre d’exercice créatif ? Les commentaires attendent vos témoignages !

Belle semaine créative mes pépites créatives !

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