Enfant précoce : L’importance de la créativité et des relations sociales.

Enfant précoce : L’importance de la créativité et des relations sociales.

Lors de ma dernière soirée de maman du mardi, je me suis rendue compte du parcours complexe et solitaire des parents face à l’isolement de leur enfant à la fois dys…et précoce à l’école !

Supers parents en quête du meilleur pour leur(s) enfant(s), ces parents recherchent des solutions pour son bien-être et pour lui faciliter l’apprentissage.
Ils se demandent comment travailler à partir de son potentiel et de ses difficultés ?

Je tiens avant tout à dire que je ne suis spécialiste de rien, mais que je suis

une maman et une enfant qui a subi cette différence !

Je me suis rappelée ce superbe article sur Monique de Kermadec, auteur du livre, L’enfant précoce aujourd’hui, le préparer au monde de demain.
L’auteur rappelle en introduction que l’intelligence d’un enfant ne se résume pas uniquement à ses compétences intellectuelles : Ses développements émotionnels et relationnels sont des facteurs importants pour son équilibre personnel.

 

Pour information : Enfants précoces, EIP, surdoués ou encore zèbres

Au-delà de la mesure du QI, le fonctionnement intellectuel des enfants dits/nommés/appelés/désignés par intellectuellement précoces (EIP) est marqué par plusieurs caractéristiques :

– une grande lucidité

– une capacité à capter plus d’informations sensorielles que la moyenne : Ils ont une grande réceptivité de leur environnement. Leurs 5 sens sont hypersensibles : leur vision périphérique est plus large, leur audition est plus fine et capable de traiter des informations auditives simultanément.

– une transmission des informations très rapide

La vitesse de transmission des informations, entre le moment où les sens perçoivent quelque chose et son traitement par le cerveau, est 2 fois plus rapide que la moyenne.

Le traitement des informations est intuitif et direct, sans que ces enfants aient la possibilité d’expliciter par où ils sont passés dans les étapes de leur raisonnement.

– un traitement des informations en arborescence : Ils les traitent de manière multidistribuées et l’ensemble de ces informations sont traitées simultanément.

La surdouance est une façon d’être intelligent qualitativement singulière, dont la caractéristique principale est une hyperconnectivité cérébrale.

 

·       Hypersensibilité et réactivité émotionnelle

Leurs réactions prennent une forte coloration affective.

L’amygdale (glande responsable du décodage des émotions dans le cerveau) est vulnérable. Une broutille peut déclencher un cataclysme émotionnel.

L’empathie (la capacité à percevoir les émotions des autres) est leur sixième sens. Ils ressentent avec une grande finesse ce qui se passe dans la tête des autres, au point qu’ils puissent avoir l’impression de “s’incruster” partout.

·       Créativité et pensée divergente

Leurs idées sortent souvent des sentiers battus car ils fonctionnent par association inhabituelle d’idées.

Nous en reparlerons des pensées divergentes dans un article prochainement.

 

·       Difficulté à décoder les implicites courants

Ils ont besoin de consignes claires, précises et de trouver du sens à ce qu’ils font.. Ils ne seront pas toujours capables de comprendre le double sens des mots ou le second degré.

 

·       Risque d’incompréhension réciproque à l’école (avec les enseignants) et décalage avec les autres

Les consignes à l’école ne sont pas toujours à leur portée (du fait d’implicites pas toujours compris).

Les EIP éprouvent souvent des difficultés à passer en séquentiel lors de l’écriture (organiser leurs idées les unes après les autres plutôt qu’en arborescence).

Des troubles de l’apprentissage sont compatibles avec la surdouance (dysgraphie, troubles de l’attention…). Un diagnostic ne doit donc pas en cacher un autre.

 

 

Voici 2 voies pour améliorer la vie de votre petit Zébre :

L’intelligence créative et pratique

Monique de Kermadec explique l’importance de l’intelligence créative. Elle permettrait aux enfants précoces de sortir du schéma habituel, où les compétences standardisées et intellectuelles seraient les plus valorisées.

Le psychologue américain Robert Sternberg a défini cette intelligence comme « la capacité à faire face, avec succès, à des situations nouvelles et inhabituelles, en se basant sur des compétences et connaissances existantes.» Plus simplement, c’est faire fonctionner son intuition avant la raison !

A cela s’ajoute une autre forme d’intelligence, dont il aura besoin dans sa vie d’adulte : l’intelligence pratique. Monique de Kermadec précise que « cela correspond à l’action, au savoir-faire et au fait de pouvoir se débrouiller seul, face à une nouvelle situation ».

Cette forme d’intelligence pratique doit permettre à l’enfant précoce de s’adapter au monde réel et actuel, avec notamment le déploiement des nouvelles technologies.

Elle dresse une série de recommandations pour stimuler et développer ces compétences chez ces enfants, comme l’importance du jeu, du langage, des échanges ludiques qui permettent à l’enfant d’exprimer sa créativité et son imagination.

 

 

 

Développer son intelligence relationnelle

« Préparer son enfant précoce à réussir, c’est aussi l’aider à construire des relations avec ses contemporains, ses frères et sœurs, ses enseignants et ses parents », détaille Monique de Kermadec dans son livre.

Souvent, dans la précocité, on observe des enfants ayant de la difficulté à tisser des relations sociales.

Il existe un certain décalage avec les autres enfants. L’enfant précoce ne comprend pas forcément la lenteur d’esprit par exemple, il s’impatiente, il cherche des solutions rapides et complexes, il agit avec impulsivité.

De leur côté, les camarades peuvent interpréter cela comme une certaine agressivité, voire de l’hostilité.

Ces enfants sont souvent victimes d’isolement social à l’école et ont de la difficulté à vivre en communauté et à s’intégrer, aussi bien en famille qu’à l’école. « Tout l’enjeu pour l’enfant précoce est de trouver sa place parmi ses pairs », explique Monique de Kermadec.

Les parents doivent éduquer leur enfant précoce en développant, dans le même temps, leur intelligence émotionnelle, la relation aux autres avec notamment des conduites d’empathie envers les copains, se faire des amis et les garder, gérer et expliquer les émotions et les règles dans lesquelles fonctionnent les autres, la société. « Sociabiliser, c’est développer sa capacité à s’exprimer, à tenir compte des besoins des autres », précise la psychologue.

 

 

Conseils aux parents

« Les parents sont des alliés fondamentaux de l’enfant précoce », explique Monique de Kermadec. Elle insiste sur le fait qu’ils ont un rôle primordial à jouer avec leur petit surdoué.

Paradoxalement, « la réussite scolaire d’un enfant précoce peut s’avérer plus compliquée que celle d’autres enfants », détaille la psychologue. Les enfants précoces ont cette fragilité et difficulté à s’adapter au monde réel qui les entoure.

Elle alerte également les parents sur le fait de ne pas céder à la tentation de surinvestir leur petit surdoué, d’exiger de lui la perfection et une forte pression scolaire.

Au final, Monique de Kermadec conclut sur l’importance « de jouer avec son enfant, d’instaurer de la complicité et une certaine légèreté du vivre ensemble. Faire une balade en forêt, lire une histoire ou un conte, sont des moments en famille, simples, mais à privilégier autant avec les enfants précoces qu’avec les autres »

 

 

Quelques ouvrages pour poursuivre…petite sélection dans la profusion d’ouvrages.

 

 

Les tribulations d’un petit zèbre : Episodes de vie d’une famille à haut potentiel intellectuel– 1 juillet 2016 de Alexandra Reynaud (Avec la contribution de), Arielle Adda (Préface), Gabriel Wahl (Préface)

 

L’adulte surdoué – Apprendre à faire simple quand on est compliqué– 5 octobre 2011 de Monique de Kermadec

 

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans– 28 août 2013 de Monique de Kermadec

 

L’enfant précise aujourd’hui, Le parapet pour demain – 2015 de Monique de Kermadec

 

L’enfant doué : L’intelligence réconciliée– 20 septembre 2003 de Arielle Adda

 

Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué– 13 mars 2008 de Jeanne Siaud-Facchin

 

Petit guide à l’usage des parents qui trouvent, à juste titre, que leur enfant est doué– 2 mars 2011 de Béatrice Millêtre

 

Zebraska– 15 septembre 2014 de Isabelle Bary

 

La précocité dans tous ses états – À la recherche de son identité– 1 octobre 2013 de Fabrice Bak

 

La liste pourrait être bien plus longue. À vous de jouer.

Si vous avez aimé cet article, partagez avec vos amis. Parlez-en autour de vous.

Ayons tous ensemble un regard créatif sur le monde qui nous accueille et sur les autres!

 

 

 

Maman et enfants : hypersensibles et créatifs, comment bien vivre ensemble ?

Maman et enfants : hypersensibles et créatifs, comment bien vivre ensemble ?

Être souvent à fleur de peau, sensible aux ambiances, réactif par rapport à certaines situations, ne rime pas avec pathologie.
Chopin, Keats seraient-ils catalogués aujourd’hui comme dépressif ? Notre société aujourd’hui comprend mal ces personnalités bien souvent créatives et manquant de confiance en elle.

Pas facile de se reconnaitre hypersensible, d’autant plus quand on constate chez son enfant les mêmes difficultés. On se doit de réagir et de trouver des outils pour grandir ensemble. Pour l’enfant, la compréhension du monde se fait au travers des sens, mais quand l’environnement qui l’entoure l’agresse (les odeurs, les bruits, les autres et leurs émotions), la compréhension de ce monde peut-être difficile.

Dans les années 90, une psychologue américaine, Elaine Aron s’est rendu compte que la manière de traiter l’information pour l’hypersensible est avant tout une stratégie de survie. Cette hypersensibilité serait selon elle une caractéristique innée. Le côté positif est l’extrême intuition des hypersensibles, leurs formidables capacités d’empathie, leurs talents artistiques. De nombreux sites anglophones naissent après la sortie de son livre culte : Ces gens qui ont peur d’avoir peur, Editions de l’homme, 2000. La possibilité de partager ses expériences et d’identifier ses troubles est enfin possible grâce à ses blogs, sites, notamment grâce à celui de notre amie Gaëlle, L’art d’être soi : www.serienehypersensiblilite.com

Pour les enfants, la grande difficulté se révèle avec l’école, le groupe, le bruit et les autres différents de soi ! Il faut alors apprendre à ne pas être une éponge à empathie. Bien souvent l’hypersensible réceptionne trop personnellement et fortement les émotions des autres. C’est ainsi que l’hypersensible a besoin de solitude afin de construire une bulle protectrice pour ses propres émotions.

 

Mais alors comment améliorer son quotidien ?

Pour cultiver et protéger cette sensibilité, voici 5 astuces qui vous aideront à vous épanouir et à vivre sereinement dans une famille d’hypersensibles et de créatifs :

•    prendre du temps hors du stress, méditer ensemble
•    Bien dormir et se nourrir
•    Être doux les uns avec les autres
•    Prendre du temps pour soi, chacun dans son cocon personnel
•    Créer avec le monde du Sensible

 

Prendre du temps hors du stress, méditer ensemble

Respecter les rythmes des uns et des autres en famille ce n’est pas toujours facile. Les temps calmes de lecture des uns se chevauchent avec les envies de faire des activités sportives des autres.
Le plus important c’est de prendre du temps pour s’échapper, en vélo dans les sentiers cachés, à pied avec son sac à dos au fond d’un bois, au calme pour apprécier le silence dans la nature, pour prendre conscience de notre corps. Prendre du temps ensemble en famille.
Faire les choses simplement sans cri, ni stress. Prendre le temps de faire les choses en douceur, dans la bienveillance et l’écoute.

S’aménager un temps de méditation ou de prière en famille. Vous pouvez instaurer que les enfants préparent ce temps : lampions, huiles essentielles, musique ou CD d’accompagnement. Je vous parlerai d’une de mes lectures prochainement : Calme et attentif comme une grenouille, de Eline Snel aux Editions Les arènes.
Chacun se recentre sur lui-même, se calme, voir s’endort en douceur.

 

Bien dormir et se nourrir

Justement le sommeil !

Le plaisir de l’été, ses longues soirées à jouer tard laisse place à la rentrée et le besoin de reprendre des forces pour des horaires d’école non négociables !
Très sollicité la journée le temps de préparation et d’endormissement se rallonge en début d’année scolaire, il faut un temps pour les taches d’hygiène, mais aussi pour dire au revoir au jour qui s’achève et dire merci pour tout ce vécu.
L’excitation et l’éveil des sens sont si forts dans ces jours de rentrée que l’énervement général submerge la famille !

Bien s’hydrater et manger sainement est la clé.

Prendre le temps de cuisiner en famille afin de partager lors des repas le résultat de cette complicité familiale autour d’un bon repas. Éviter les produits industriels, mieux vaut un bon gâteau au yaourt et chocolat qu’une tranche de pain de mie avec de la pâte à tartiner !!!

À vos fourneaux, nous allons vous proposer des recettes…

 

Être doux les uns avec les autres

Prendre le temps de faire parler chacun de vos enfants sur ce qui s’est passé à l’école dans sa journée, lui offrir l’opportunité de se livrer, de partager ses émotions, ses interrogations.
Prendre le temps de se faire un baiser le soir avant de s’endormir, mais aussi le matin en ce levant et lorsqu’on se quitte aux portes de l’école. Se dire qu’on est heureux que chacun vive sa journée d’expériences et qu’on se retrouve pour tout partager le soir.

Avancer tous ensemble vers une vie de famille plus bienveillante, même si tous les jours ne sont pas faciles !

 

Prendre du temps pour soi, chacun dans son cocon personnel

L’hypersensible est souvent solitaire, agressé par son environnement, il se recentre sur lui. Savoir s’écouter, reconnaître ses états sensibles afin de mieux gérer les crises. Se protéger de l’environnement extérieur, sans fuir au hasard. Garder le cap sur ce qu’on est : un être sensible et créatif. C’est savoir transformer l’hypersensible en créatif à l’écoute du monde.

 

Créer avec le monde du sensible

Bien souvent, le monde hyperstimulant heurte les hypersensibles. Par l’appropriation et le détournement cet univers sensoriel, le créatif peut naître.
L’ouïe, le toucher, la vue et l’odorat : un vaste palette à utiliser pour créer. Trouver le moyen d’exprimer ce qui nous heurte par l’expression artistique, la musique, le chant, le dessin, l’écriture…

Créons ensemble un mode d’expression de cette sensibilité.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à commenter.

Inscrivez-vous et recevez notre cadeau !

8 cartes postales positives à fabriquer soi-même 

Merci pour votre inscription, surveillez votre boîte mails, vous allez recevoir votre CADEAU