Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Un déjeuner exceptionnel, simplicité et partage autour de la créativité dans la pédagogie de Maria Montessori.

Luciano Mazzetti, Lucio Lombardi et Sourour Pivon m’ont fait le plaisir d’évoquer le matériel offert aux enfants dans la pédagogie de Maria Montessori. Merci à eux trois pour leur confiance et le moment de qualité passer tous ensemble.

Vous retrouvez l’intégralité du message de Luciano :

Le matériel n’est pas répétitif à deux conditions : la première est que ce matériel soit proposé à l’enfant quand celui-ci est disponible à rencontrer ce matériel.

Un matériel n’est ni bon ni mauvais. Il devient bon ou pas selon le moment où l’on offre ce matériel à l’enfant.

Il y a un auteur comme Vygotskij qui appel ce moment « zone proximale ». Qui est un moment dans lequel nous sommes disponibles à certains évènements.

Ou bien un auteur américain, qui l’appelle « congruità, la congruence ». On peut proposer aux autres des situations d’apprentissage qui soient cohérentes avec leur histoire, leur langue, leur culture. Et donc des choses qui ne soient pas trop proches ou trop éloignés à l’expérience de l’enfant.

Celle-ci est la première condition. Car le même matériel proposé à 3 ans a une réponse et à 6 il en a une autre de la part de l’enfant.

L’enfant ne répond pas de la même façon à des âges différents.

La deuxième condition est la « légèreté » avec laquelle l’enseignant présente le matériel. La légèreté est une condition essentielle, car une enseignante oppressée, répétitive et alourdie, rends extrêmement lourde la présentation du matériel.

Un enseignant qui a se goût pour la « légèreté », ici je parle d’une « légèreté » intelligente qui est le contraire de la superficialité, rend le matériel léger et donc créatif. 

Le matériel est fondamentalement créatif car c’est un matériel de relation, de rapports, qui permet à l’enfant de vivre de nouvelles relations.

Le matériel a une caractéristique que souvent les montessoriens ne reconnaissent pas et ne connaissent pas. C’est « l’ulteriorità » l’arrière pensée.

En général les montessoriens disent que le matériel permet l’autocorrection des erreurs, que le matériel rend concret ce qui est abstrait, que le matériel isole la qualité et donc la forme, la dimension, la couleur.

Ils ont probablement oublié une chose que Maria Montessori avait dit. Le matériel a une caractéristique qu’elle appelle « ulteriorità » l’arrière pensée. Le matériel a toujours en soit d’autres possibilités.

Je peux mettre ensemble ces deux objets de manière simple, ou bien je peux les assembler de manière créative. La créativité étant une capacité à combiner.

Etant un matériel de relation, il permet toujours un autre passage, un autre développement.

On peut toujours aller au-delà de ce qui est donné.

Le problème avec les enseignants et pas uniquement les montessoriens, c’est qu’au moment où tu leur dis qu’un objet va avec un autre, ils ne vont pas essayer à les assembler différemment. Et donc ils vont faire ce geste toute leur vie sans savoir que ce geste pourrait en produire plein d’autres.

Plus il est fécond, plus il est productif. Plus il produit des choses différentes. Et donc le matériel devient non seulement pas oppressif, pas monotone, pas répétitif, mais comme a dit une chercheuse américaine, il devient un outil de libération. Parce que il libère l’enfant vers des mondes possibles pour construire des rapports et des relations possibles et différentes.

 

 

Je vous rappelle que j’ai eu la chance de faire une interview de Luciano, vous la retrouvez dans cet article : http://creazine.fr/alternative-et-creative-maria-montessori-sa-vision-de-la-realite-et-du-reve/

J’espère que cet entretien avec ces trois acteurs majeurs de l’univers Montessori vous  a permis de vous faire une idée de la vision de Maria Montessori sur la créativité chez l’enfant et de comprendre son approche dans sa pédagogie.

Merci à vous tous de me lire et de me suivre.  L’aventure ne fait que commencer.  Pour la suivre likez et partagez avec vos amis, venez me rejoindre, laissez des commentaires.

 

 

 

Peut-on apprendre à être créatif ?

Peut-on apprendre à être créatif ?

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Rencontre avec Ken Robinson : Un dimanche studieux 

 

La quatrième édition du Monde Festival a eu lieu du 22 au 25 septembre sur le thème « Rêver ».

 

Rêver le monde, l’imaginer, le changer, le rendre plus vivable collectivement, plus équitable, plus juste, plus audacieux…

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/06/26/donner-une-vraie-place-a-la-creativite-a-l-ecole_5151367_4415198.html#lD6Q0qoAgtr6ZOxT.99

 

 

Une heure trente de conférence dans l’amphithéâtre de l’opéra Bastille comme 300 personnes attendant l’entrée sur scène de Ken Robinson, de Judith Henri et Marc Olivier Dupin.

 

Voici quelques articles du monde sur le sujet de la créativité :

 

http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/06/22/peut-on-apprendre-a-devenir-creatif_5149398_4415198.html

 

http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/06/26/donner-une-vraie-place-a-la-creativite-a-l-ecole_5151367_4415198.html

 

 

 

Présentation des intervenants :

 

image France Culture

 

 

 

 

 

Judith Henri, comédienne de cinéma (La Discrète, Germinal…), de télévision (Un village français, Les limiers…) et de théâtre (son dernier spectacle, Interview, est actuellement en tournée, aprés avoir été joué à Paris et en Avignon).

 

 

 

 

image Tes

 

Ken Robison, universitaire anglais installé en Californie, dont la conférence Ted intitulée « Comment l’école tue la créativité » a été visionnée par plus de 45,000,000 d’internautes et dont le dernier ouvrage vient de sortir en France  : Changer l’école, Playbac , 2017.

 

Ken Robinson - Changer l'école - La révolution qui va transformer l'éducation.

 

Voici un extrait de la conférence : intervention de Ken Robinson :

 

http://www.lemonde.fr/festival/video/2017/09/24/ken-robinson-on-a-tous-les-capacites-pour-developper-notre-creativite_5190495_4415198.html

 

 

image cdmc asso.fr

 

 

 

 

 

Marc Olivier Dupin, compositeur, ancien directeur du conservatoire national supérieur de musique de Paris et de France Musique, Prix Charles Cros 2012 pour « La première fois que je suis née » (catégorie jeune public).

 

Marc Olivier Dupin nous a fait écouter un extrait de « Robert, le cochon et les kidnapeurs», un opéra comique pour la famille.

 

 

 

 

 

 

 

La table ronde 

 

L’introduction se fait par le constat tiré de l’étude de l’OCDE, la société créative du XXI siècle,  sur les métiers d’aujourd’hui et leur devenir. Cette étude révèle en autre que la créativité est le potentiel vital pour démarquer l’homme de la machine.

 

Voici le lien vers l’étude : https://www.oecd.org/fr/sti/prospective/35629526.pdf

 

Comme le dit très bien Ken Robinson : « La créativité nous définit en être humain vivant dans une réalité virtuelle. On vit dans un monde de croyance, d’idées, de valeurs, d’art… voile de culture autour de nous constamment. »

 

Les systèmes éducatifs sont-ils organisés pour l’enseigner ? Et d’ailleurs, s’enseigne-t-elle ? Si oui, quels rapports entretient-elle avec la contrainte ? L’éducation artistique a-t- elle des idées – voire des leçons – à donner à l’éducation en général pour libérer la créativité des élèves et des étudiants ?

 

 

 

 

Les 4 éléments de réponse

 

1. La place de la contrainte 

 

Comme Ken Robinson la bien redéfini, la créativité est un processus lié à des applications pratiques. L’imaginaire nourri par un processus pratique, et des contraintes permettent le développement de la créativité.

 

La première chose à changer dans l’école aujourd’hui pour plus de créativité, c’est le cadre, les contraintes. Elle sont mal positionnées, définies et donc ma vécues. Elles ne favorisent pas la diversité des réponses, des personnes et des types d’intelligences. Elles tuent la créativité, surtout en primaire.

 

La belle image d’agriculture bio donne a comprendre ce que doit être l’école : elle doit offrir le terreau pour de bonne conditions de croissance. La connaissance et étude du « sol » est vitale.  Comment s’enracine un arbre pour faire une belle forêt ? Il puise ce qui est bon pour lui dans le sol ! Les contraintes forment ce sol. Aujourd’hui il offre de mauvaises contraintes aux enfants.

 

Il existe une nature de sol différente selon les terroirs, à nous d’inventer les natures de sol différentes selon les enfants. Soyons nous aussi éducateurs, enseignants, parents, force de propositions de contraintes pour développer la créativité de nos enfants et réinventer la notre.

 

« Réinventer l’école à l’image de l’humanité en adoptant une pédagogie de projets. » Marc Olivier Dupin

 

 

2. La transversalité 

 

La diversité de propositions offertes aux enfants doit être le cadre à leurs actions. C’est à nous parents éducateurs de créer ces situations diverses et riches, de ne plus séparer les savoirs, de fragmenter la culture, le français, les maths, l’histoire… Construisons des projets aux sources de connaissances multiples et diverses. Redonnons du sens aux savoirs et aux pratiques.

 

 

3. Stop aux évaluations

 

Valoriser l’encouragement et non l’évaluation. De nombreuses études montrent que les enfants encouragés, félicités pout leur parcours, leur réussite ou leur échec font de plus beaux parcours et sont plus persévérants et plus satisfaits de ce qu’ils font.

 

« Etre dans le plaisir, pourquoi vouloir mesurer ce qui n’est pas mesurable. » Marc Olivier Dupin

 

La première chose que j’ai appris en coaching en créativité lors de ma formation c’est de bannir le OUI MAIS !!!! Et le remplacer par le OUI ET ALORS. Cela change tout dans la réception de l’information et la manière de la traiter en rebondissant dessus. La force de REBOND !!! Une activité vitale pour l’enfant…

 

 

4. Le collaboration

 

Bien évidemment, en employant le OUI ET ALORS on permet l’échange et la collaboration entre enfants mais aussi entre adultes et enfants.

 

L’encouragement par les cahiers de réussite, par le travail à son rythme semble être une bonne initiative. Marc Olivier Dupin évoque le travail de groupe chez Pixar. Dans cette société fort connue de tous, la culture interne est de «  placing » rencontre d’idée nouvelles, de construire à partir de l’idée que les autres personnes vous donnent.

 

La démarche est plus productive.

 

Il parle du rythme chez l’enfant, en faisant l’analogie avec la musique. En effet, il partage l’expérience de la musique pour l’enfant, certains rythmes vont entrainer la danse, le mouvement… et d’autre pas. Chaque âge a son rythme. L’échange est possible si le respect du rythme est installé.

 

Pour ouvrir le débat, je poserais cette question :

comment mettre en place des espaces et des temps pour un rythme adapté ?

 

Je vous reparlerai de tout cela dans un nouvel article sur l’école, à l’occasion d’une autre conférence fréquentée cette semaine !

 

La base pour rendre opérationnel ces 4 principes réside dans la volonté de l’adulte. Tout d’abord à accepter

 

l’ajustement, le OUI ET ALORS… le vivre et imaginer un système différent. Faire une introspection personnelle sur sa

 

propre créativité et se laisser la chance d’expérimenter et construire une démarche co-créative avec l’enfant.

 

 

Je vous souhaite une belle reconquête de votre créativité perdue, une bonne expérimentation créative à tous.

 

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Soyons des colibris, apportons notre petit caillou à l’édifice.

 

Belle semaine les pépites, brillez par votre imagination, vos idées et votre bonne humeur !

 

 

 

 

 

 

Ciné du weekend : FULFILAMENT

Ciné du weekend : FULFILAMENT

| COURT METRAGE | IDEE| CREATIVITE | FULFILAMENT |

Un court métrage fantastique sur la naissance d’une idée…
Comment naissent-les idées ? Quel cheminement est nécessaire pour les rendre réelles ? Avec brio, ce court-métrage en stop motion suit le parcours d’une de ces idées dans le cerveau.

La métaphore de l’ampoule est particulièrement bien trouvée ! Brillant !

 

Si ce film vous a plu, partagez le avec vos amis, parlez de nous et laissez nous des commentaires.

Retrouvez tous les samedis un nouveau court métrage pour toute la famille. Notre nouvelle série cadeaux arrive !

 

Bon weekend créatif à tous !

Les 3 secrets d’une parentalité créative

Les 3 secrets d’une parentalité créative

Eveiller l’étincelle créative de votre enfant dans sa petite enfance et garder le feu de la passion en lui à l’adolescence

 

Dans un monde en perpétuelle évolution, les métiers de demain n’existant pas encore, notre rôle de parents est de donner à nos enfants les outils déterminants pour se construire une vie riche et heureuse, afin qu’ils puissent faire le bon choix pour leur avenir. Laissez-moi partager avec vous mes découvertes sur la parentalité créative.

 

« Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s’intéresse à ce que vous savez en faire. Il a besoin de gens créatifs, capables de croiser les sujets quand l’école française fait encore trop réciter des leçons. En France plus qu’ailleurs, on n’enseigne pas suffisamment ce qui sera pertinent pour réussir sa vie ! », a récemment déclaré Andreas Schleicher, directeur de l’éducation de l’OCDE, responsable des études PISA.

 

Aujourd’hui, la créativité est une valeur en hausse, revendiquée par tous.

« La créativité permet de s’accomplir, de se ressourcer et de prendre du plaisir, dans une production personnelle et originale », précise Hubert Ripoll, professeur d’université et psychologue, auteur du livre « Enquête sur le secret des créateurs ». Fondateur du premier laboratoire français de psychologie cognitive appliquée au sport et président honoraire de la Société française de psychologie du sport, Hubert Ripoll est professeur à la Faculté des sciences du sport de l’Université d’Aix-Marseille

Comment devient-on créateur et pourquoi le reste-t-on ? Pour le savoir, Hubert Ripoll, est allé à la rencontre de vingt-quatre artistes, scientifiques, inventeurs, de tous horizons et ayant atteint la consécration. Sondant leurs imaginaires, travaillant au jaillissement de leurs souvenirs enfouis, il révèle ici ce qui pousse à créer : une émotion fulgurante, ressentie dans l’enfance, et qui embrase l’imaginaire. Nul besoin d’avoir un « don » ou du « génie » : cette émotion, chacun peut l’éprouver et s’en nourrir. Dès lors, pourquoi certains plutôt que d’autres basculent-ils dans la création ? Comment entretiennent-ils la flamme créatrice ? Que cherchent-ils vraiment quand ils créent ? Et jusqu’où sont-ils prêts à aller ?

Désireux de lire son livre, voici le lien :

http://payot-rivages.net/livre_Enquete-sur-le-secret-des-createurs-Hubert-RIPOLL_ean13_9782228913171.html

 

Dans notre quotidien à tous, les ateliers et loisirs « créatifs » pour petits et grands se multiplient ; les jeux estampillés « créatifs » figurent en tête de gondoles. Même les entreprises stimulent l’imagination de leurs employés avec des séances de « brainstorming » en séminaires propices à faire jaillir les idées.

Si la créativité permet l’épanouissement personnel, c’est aussi un moyen d’améliorer l’adaptation de l’individu en vue d’augmenter ses performances. C’est une ressource vitale pour l’avenir de nos enfants.

 

Un enfant créatif… mais au fait c’est quoi dans l’idéal : un enfant qui passerait ses journées à jouer avec passion, à vibrer devant les opportunités et le monde qui l’entoure. Un enfant en pleine conscience de son potentiel, respectueux des autres, bienveillant et aidant, un adolescent joyeux et apaisé, ancré, en quête permanente de progrès intérieur. Est-ce possible ?

Si la créativité est le fait de rencontres avec un environnement riche, construit et bienveillant, alors quelle est notre rôle à nous parents ?

 

Petit préambule avant de vous donner mes découvertes pour une parentalité créative : soyons clair, il ne faut compter que sur vous, à l’école le plus souvent, le mot créativité est un gros mot. L’école, censée être un lieu privilégié d’éveil, est bien souvent accusée de faire baisser, voire de brider le potentiel créatif des élèves, et ce dès la fin de la maternelle. Sur Youtube, la conférence de Ken Robinson intitulée «  Le système éducatif tue la créativité « . Cet universitaire anglais dénoncé avec humour les ravages d’une pédagogie standardisée et plaide pour une école qui favorise la créativité. Dans son ouvrage, “Trouver son élément”, il prône une quête de connaissance de soi, de ses dons et de ses talents pour choisir sa vie et devenir le créateur de son parcours de vie.

 

 

L’importance de l’accompagnement familial

Hubert Ripoll insiste sur l’importance de l’accompagnement familial dans la démarche créatrice. Il souligne le rôle essentiel des grands-parents, débarrassés des contraintes liées à la réussite de l’enfant. Ouverts, tolérants, bienveillants, ils sont plus dans la recherche de l’épanouissement que celle, parfois effrénée, de l’acquisition de compétences.

Les parents, en effet, sont souvent tiraillés entre deux exigences contradictoires : l’épanouissement de leur enfant et les performances scolaires et sportives. Ils démultiplient les activités de leurs enfants. Certains amis de mes enfants ont jusqu’à 8 activités par semaine ! La base de cet accompagnement est le don se son temps et de son écoute.

Être créatif ne se décrète pas, c’est un mode de vie.

 

La multiplication des écrans a aggravé la situation. Le jeu libre est devenu le parent pauvre de l’éducation. L’adulte doit s’efforcer de préserver un espace de liberté, de répondre aux attentes de l’enfant qui veut bricoler, jardiner, construire, aménager, détourner un objet de son usage. En évitant de faire à sa place, de guider sa main ou de l’obliger à finir sa « création », qui n’appartient qu’à lui seul. Tout cela contribue à lui donner confiance en lui-même.

 

Être créatif est une tournure d’esprit.

 

« En famille, cela consiste à laisser du jeu entre soi et le monde, à s’autoriser la fantaisie », estime la psychanalyste France Schott-Billmann.

 

Pour la faire émerger, il faut arriver à se détendre, à s’émerveiller, à partager les capacités créatives de son enfant. Poser un regard créatif sur le monde, stimuler l’oreille, le goût ou l’odorat (qui peuvent l’être aussi), permet de trouver en soi un chemin de liberté.

C’est pourquoi aujourd’hui nous vous proposons, enfants, parents et éducateurs, de nous rejoindre dans notre aventure Créazine, cette route commune de partage de créativité et d’imagination.

Cliquez sur ce lien et inscrivez vous à notre infolettre, vous recevrez votre code d’accès pour tester nos 3 nouveaux magazines

http://creazine.fr/

7 grands fondements d’une parentalité créative :

 

  1. Le sensoriel

 

L’environnement offre à l’enfant un fabuleux terrain de découverte : soi, les autres et le dialogue particulier que chacun a avec l’espace. Le corps parle et expérimente le monde à découvrir.

 

Chacun de nous a fait l’expérience de passer devant une boulangerie et de se sentir enrobé par l’odeur, nous plongeant dans le souvenir de nos émotions passées, de nos sensations et finalement à notre histoire individuelle.

 

Tout commence  dans la toute petite enfance où le bébé construit un dialogue sensible avec son environnement. Tout ce qu’on lui offre en matière de rencontres, lumières et ombres, couleurs, formes et sons construisent son expérience. Tous les champs sensibles sont à expérimenter. Ainsi, le tout petit se construit un rapport personnel au monde. Il va toute sa vie l’enrichir et le dépasser.

À nous parents d’offrir un environnement favorable en conscience de ce potentiel créateur.

En lui donner les moyens d’observer son espace, de comprendre son comportement vis-à-vis de son espace environnant ; pour ensuite pouvoir le transformer en fonction de ces expériences. Prévoir des micros lieux de partage, d’intimité, de détente en famille ou seul. Choisir des matériaux simples, naturels et ajouter quelques meubles ou objets légers qui se déplacent facilement et que votre enfant aura toute liberté de vivre des expériences nouvelles. Il va ainsi explorer sa présence au monde physique, se faire une cartographie mentale de son confort. Il va faire l’expérience de son rapport au corps, debout, couché, allongé, assis, il va s’installer dans l’espace.

Prendre le temps de voir le plaisir, l’envie, la peur (fondatrice d’expérience) dans le regard et les gestes de son enfant.

 

 

Nous reviendrons sur le sujet de la sensorialité dans notre blog www.creazine.fr

 

 

  1. Les émotions

 

Pour cultiver et protéger ses émotions, voici 4 astuces qui vous aideront à vous épanouir et vivre serein dans une famille de créatifs :

  • prendre du temps hors du stress, méditer ensemble
  • bien dormir et bien se nourrir
  • être bienveillant les uns avec les autres
  • construire son cocon familial sensoriel

 

Guider son enfant à s’écouter, à faire vibrer son intuition. Pas facile me direz-vous en effet, il faut avant tout se questionner sur soi en tant que parent. Évoquer son enfance, son parcours, ses rêves… Mais la richesse de l’échange que vous aurez avec votre enfant vous fera oublier les peurs que vous avez de paraître fragilisé !

Écouter leurs souhaits, leurs envies, il n’y a rien de plus beau ! Savoir verbaliser son rêve est une richesse énorme. Offrir à son enfant l’opportunité d’être accompagné par un ami, pour parler, rêver ensemble… se construire ensemble. Favoriser les amitiés fortes de vos enfants, à plusieurs on est fort, savoir se choisir, se respecter et suivre le parcours de l’autre sans jugement !

 

 

  1. Le jeu

 

Le jeu avec interactions, en face à face, et cela dès la petite enfance !

Au départ, les jeux sont souvent très proches de la réalité. Communication, contact visuel, respect de l’espace personnel, montrer, laisser le temps et l’espace pour que l’enfant s’approprie les éléments, être à l’écoute sont autant d’aspects importants à déployer.

Le rôle du mimétisme est fondamental dans la croissance émotionnelle et psychologique de votre enfant.

Par la suite, les jeux tendent à s’éloigner de la réalité. L’adulte peut accompagner cela en provoquant les possibilités, les ouvertures, en étant à l’écoute, un véritable partenaire de jeu, en enrichissant l’imaginaire… et dans tous les cas, en mettant en suspens son jugement.

La lecture est une source d’inspiration pour créer de nouveaux jeux, de nouvelles histoires, rencontrer de nouveaux espaces-temps. Ainsi, dès le plus jeune âge, un temps de lecture quotidienne, par exemple le soir, exerce un impact bénéfique.

Les jeux de société : Il existe un grand nombre de jeux de société qui permettent de stimuler la créativité visuelle ou verbale.

 

Et vous quand vous étiez enfants à quoi jouiez-vous ? Et que faites vous aujourd’hui pour retrouver cet élan créatif?

 

Les magazines Créazine sont conçus dans l’objectif ludique et bienveillant de faire ensemble … de se retrouver en famille autour d’un support commun où chacun trouve sa place avec des outils adaptés à son âge. Venez nous rejoindre en vous inscrivant à notre infolettre vous recevrez votre code accès aux magazines testes, top non!!!!

 

 

Une bonne dose d’humour, de l’écoute et de la magie, des ingrédients fabuleux pour développer une relation nouvelle avec votre enfant et qui permettront de lui donner tous les atouts pour vivre son plein potentiel et de donner le meilleur de lui.

 

Fou non ? INCROYABLE!!!!

 

 

Merci pour votre attention, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter sur Creazine.fr

Soyez créatif!,
Fabienne de www.creazine.fr

 

Mots-clés associés à l’article : parents bienveillant – bienveillance en famille – famille créative – potentiel créatif – créativité – accompagner son enfant – l’imaginaire créatif – comprendre le monde – expérimenter le monde

 

 

Enfant précoce : L’importance de la créativité et des relations sociales.

Enfant précoce : L’importance de la créativité et des relations sociales.

Lors de ma dernière soirée de maman du mardi, je me suis rendue compte du parcours complexe et solitaire des parents face à l’isolement de leur enfant à la fois dys…et précoce à l’école !

Supers parents en quête du meilleur pour leur(s) enfant(s), ces parents recherchent des solutions pour son bien-être et pour lui faciliter l’apprentissage.
Ils se demandent comment travailler à partir de son potentiel et de ses difficultés ?

Je tiens avant tout à dire que je ne suis spécialiste de rien, mais que je suis

une maman et une enfant qui a subi cette différence !

Je me suis rappelée ce superbe article sur Monique de Kermadec, auteur du livre, L’enfant précoce aujourd’hui, le préparer au monde de demain.
L’auteur rappelle en introduction que l’intelligence d’un enfant ne se résume pas uniquement à ses compétences intellectuelles : Ses développements émotionnels et relationnels sont des facteurs importants pour son équilibre personnel.

 

Pour information : Enfants précoces, EIP, surdoués ou encore zèbres

Au-delà de la mesure du QI, le fonctionnement intellectuel des enfants dits/nommés/appelés/désignés par intellectuellement précoces (EIP) est marqué par plusieurs caractéristiques :

– une grande lucidité

– une capacité à capter plus d’informations sensorielles que la moyenne : Ils ont une grande réceptivité de leur environnement. Leurs 5 sens sont hypersensibles : leur vision périphérique est plus large, leur audition est plus fine et capable de traiter des informations auditives simultanément.

– une transmission des informations très rapide

La vitesse de transmission des informations, entre le moment où les sens perçoivent quelque chose et son traitement par le cerveau, est 2 fois plus rapide que la moyenne.

Le traitement des informations est intuitif et direct, sans que ces enfants aient la possibilité d’expliciter par où ils sont passés dans les étapes de leur raisonnement.

– un traitement des informations en arborescence : Ils les traitent de manière multidistribuées et l’ensemble de ces informations sont traitées simultanément.

La surdouance est une façon d’être intelligent qualitativement singulière, dont la caractéristique principale est une hyperconnectivité cérébrale.

 

·       Hypersensibilité et réactivité émotionnelle

Leurs réactions prennent une forte coloration affective.

L’amygdale (glande responsable du décodage des émotions dans le cerveau) est vulnérable. Une broutille peut déclencher un cataclysme émotionnel.

L’empathie (la capacité à percevoir les émotions des autres) est leur sixième sens. Ils ressentent avec une grande finesse ce qui se passe dans la tête des autres, au point qu’ils puissent avoir l’impression de “s’incruster” partout.

·       Créativité et pensée divergente

Leurs idées sortent souvent des sentiers battus car ils fonctionnent par association inhabituelle d’idées.

Nous en reparlerons des pensées divergentes dans un article prochainement.

 

·       Difficulté à décoder les implicites courants

Ils ont besoin de consignes claires, précises et de trouver du sens à ce qu’ils font.. Ils ne seront pas toujours capables de comprendre le double sens des mots ou le second degré.

 

·       Risque d’incompréhension réciproque à l’école (avec les enseignants) et décalage avec les autres

Les consignes à l’école ne sont pas toujours à leur portée (du fait d’implicites pas toujours compris).

Les EIP éprouvent souvent des difficultés à passer en séquentiel lors de l’écriture (organiser leurs idées les unes après les autres plutôt qu’en arborescence).

Des troubles de l’apprentissage sont compatibles avec la surdouance (dysgraphie, troubles de l’attention…). Un diagnostic ne doit donc pas en cacher un autre.

 

 

Voici 2 voies pour améliorer la vie de votre petit Zébre :

L’intelligence créative et pratique

Monique de Kermadec explique l’importance de l’intelligence créative. Elle permettrait aux enfants précoces de sortir du schéma habituel, où les compétences standardisées et intellectuelles seraient les plus valorisées.

Le psychologue américain Robert Sternberg a défini cette intelligence comme « la capacité à faire face, avec succès, à des situations nouvelles et inhabituelles, en se basant sur des compétences et connaissances existantes.» Plus simplement, c’est faire fonctionner son intuition avant la raison !

A cela s’ajoute une autre forme d’intelligence, dont il aura besoin dans sa vie d’adulte : l’intelligence pratique. Monique de Kermadec précise que « cela correspond à l’action, au savoir-faire et au fait de pouvoir se débrouiller seul, face à une nouvelle situation ».

Cette forme d’intelligence pratique doit permettre à l’enfant précoce de s’adapter au monde réel et actuel, avec notamment le déploiement des nouvelles technologies.

Elle dresse une série de recommandations pour stimuler et développer ces compétences chez ces enfants, comme l’importance du jeu, du langage, des échanges ludiques qui permettent à l’enfant d’exprimer sa créativité et son imagination.

 

 

 

Développer son intelligence relationnelle

« Préparer son enfant précoce à réussir, c’est aussi l’aider à construire des relations avec ses contemporains, ses frères et sœurs, ses enseignants et ses parents », détaille Monique de Kermadec dans son livre.

Souvent, dans la précocité, on observe des enfants ayant de la difficulté à tisser des relations sociales.

Il existe un certain décalage avec les autres enfants. L’enfant précoce ne comprend pas forcément la lenteur d’esprit par exemple, il s’impatiente, il cherche des solutions rapides et complexes, il agit avec impulsivité.

De leur côté, les camarades peuvent interpréter cela comme une certaine agressivité, voire de l’hostilité.

Ces enfants sont souvent victimes d’isolement social à l’école et ont de la difficulté à vivre en communauté et à s’intégrer, aussi bien en famille qu’à l’école. « Tout l’enjeu pour l’enfant précoce est de trouver sa place parmi ses pairs », explique Monique de Kermadec.

Les parents doivent éduquer leur enfant précoce en développant, dans le même temps, leur intelligence émotionnelle, la relation aux autres avec notamment des conduites d’empathie envers les copains, se faire des amis et les garder, gérer et expliquer les émotions et les règles dans lesquelles fonctionnent les autres, la société. « Sociabiliser, c’est développer sa capacité à s’exprimer, à tenir compte des besoins des autres », précise la psychologue.

 

 

Conseils aux parents

« Les parents sont des alliés fondamentaux de l’enfant précoce », explique Monique de Kermadec. Elle insiste sur le fait qu’ils ont un rôle primordial à jouer avec leur petit surdoué.

Paradoxalement, « la réussite scolaire d’un enfant précoce peut s’avérer plus compliquée que celle d’autres enfants », détaille la psychologue. Les enfants précoces ont cette fragilité et difficulté à s’adapter au monde réel qui les entoure.

Elle alerte également les parents sur le fait de ne pas céder à la tentation de surinvestir leur petit surdoué, d’exiger de lui la perfection et une forte pression scolaire.

Au final, Monique de Kermadec conclut sur l’importance « de jouer avec son enfant, d’instaurer de la complicité et une certaine légèreté du vivre ensemble. Faire une balade en forêt, lire une histoire ou un conte, sont des moments en famille, simples, mais à privilégier autant avec les enfants précoces qu’avec les autres »

 

 

Quelques ouvrages pour poursuivre…petite sélection dans la profusion d’ouvrages.

 

 

Les tribulations d’un petit zèbre : Episodes de vie d’une famille à haut potentiel intellectuel– 1 juillet 2016 de Alexandra Reynaud (Avec la contribution de), Arielle Adda (Préface), Gabriel Wahl (Préface)

 

L’adulte surdoué – Apprendre à faire simple quand on est compliqué– 5 octobre 2011 de Monique de Kermadec

 

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans– 28 août 2013 de Monique de Kermadec

 

L’enfant précise aujourd’hui, Le parapet pour demain – 2015 de Monique de Kermadec

 

L’enfant doué : L’intelligence réconciliée– 20 septembre 2003 de Arielle Adda

 

Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué– 13 mars 2008 de Jeanne Siaud-Facchin

 

Petit guide à l’usage des parents qui trouvent, à juste titre, que leur enfant est doué– 2 mars 2011 de Béatrice Millêtre

 

Zebraska– 15 septembre 2014 de Isabelle Bary

 

La précocité dans tous ses états – À la recherche de son identité– 1 octobre 2013 de Fabrice Bak

 

La liste pourrait être bien plus longue. À vous de jouer.

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