4 expériences créatives pour les parents et les enseignants

4 expériences créatives pour les parents et les enseignants

 Je vous partage ma lecture d’un ouvrage de références sur les expériences créatives fondamentales pour stimuler les enfants mais aussi les adultes. Ne nous privons pas des ces expériences, j’e n’en aborderai  que quatre dans cet article à vous de lire l’ouvrage de Twyla Tharp pour en savoir plus! !

Ces 4 expériences créatives sont adaptées à des enfants et des adolescents afin de stimuler leur pensées divergentes et faire naitre de nouvelles possibilités créatives en créant un climat où tout est possible. Article motivé par la lecture du livre de Twyla Tharp, Le réflexe créatif. Vous pouvez imaginer des variante à ces 4 propositions. Soyez fous et créatifs.

1. La métaphore visuelle

La consigne : imaginer, lister et verbaliser toutes les images qui apparaissent lors de l’observation de nuages, de gouttes d’eau, de buée… de taches d’aquarelles…

L’atout  pédagogique : tout ce qui peut être interprété par l’oeil dans son lien avec l’imaginaire, le rêve est révélé par l’expression orale.

2. Mise en relation

La consigne : proposer à vos élèves ou à vos enfants de choisir deux objets dans un groupe d’objets et mettre en relation ces deux objets par le questionnement.

Ces objets peuvent venir d’univers différents, (figurines, jeux, objets d’art, de tous les jours, musiques…).

  • Qu’est-ce qui les relie ?
  • Quel est leur point commun ?
  • Créer une histoire commune… voir faire un sketch d’improvisation avec ces deux objets en duo.

L’atout  pédagogique :  Mettre en relation des objets, des notions, développer l’imaginaire, le vocabulaire et surtout se révéler par l’expression orale.

3. Le portrait chinois, se crée un autre moi

La consigne : et si tu étais …

  • si j’étais un animal
  • Si j’étais un objet
  • Si j’étais un sport…

L’atout  pédagogique : se révéler par l’expression orale, travailler le regard sur soi-même.

Mais cette expérience créative peut être intéressante pour se créer un autre moi.

  • Qui serai-je ?
  • À quoi ressemblerais-tu ?
  • Quelles seraient tes passions ?
  • Serais-tu prêt à rester cet autre toi ? oui, non, pourquoi ?

L’atout  pédagogique : se révéler par l’expression orale, se rêver autrement, se projeter,  être un héro(ïne).

4. Mille et une questions avant tout : la pensée en arborescence

Avant d’attaquer tout sujet, on peut se demander : quelles sont les questions qui porteront des réponses utiles pour la compréhension du sujet posé.

Cela permet de faire émerger une base convergente qui va nourrir le regard et permet de garder de la hauteur face au sujet abordé. Plus cette phase d’expériences créatives est riche, plus l’imagination et la créativité peuvent agir librement.

Ces quelques exercices sont tirés du livre de Twyla Tharp, Le réflexe créatif.

La page blanche vous paralyse ? Vous rêvez d’écrire, peindre, composer ou de réinventer votre carrière, mais l’inspiration vous déserte ? Et si la créativité n’était affaire que de rituels et d’habitudes ? Dans ce livre Twyla Tharp, chorégraphe renommée, montre que la créativité n’est pas un don réservé à quelques élus, mais un outil à la portée de chacun. Des conseils simples et pragmatiques puisés dans ses 40 ans de carrière vous aideront, jour après jour, à faire s’épanouir votre créativité, et à en faire une habitude, un mode de vie. Un livre pour devenir plus créatif… et le rester.

Belles expériences créatives à tous. Rien ne sert de savoir dessiner, d’être un artiste. Il suffit juste de se laisser guider et d’exprimer librement ce qu’on a au fond de nous !

Être créatif au quotidien,  c’est vivre en conscience

Être créatif au quotidien, c’est vivre en conscience

 

 

Vivre + vivre = ETRE CREATIF

 

Chacun de nous, dans notre quotidien peut être créatif. La manière de cultiver certains traits de notre caractère, notre rapport au monde, aux autres, à nos émotions, tous ces petits riens font que notre quotidien devient magique et créatif.

 

Qu’est-ce que la créativité ?

 

 

J’ai déjà écrit de nombreux articles soulevant cette question. Un article de plus me diriez-vous et bien oui! Parfois on loupe le moment idéale pour entendre un message, cela me laisse supposer que la répétition est importante.

Mon envie a été éveillé par la lecture d’un article dans le magazine psychologie.

Cet article m’a permis de comprendre et surtout de réaliser que chacun doit vivre libérer et oser créer. Par ma façon de vivre, j’inspire, je réveille des peurs chez les personnes qui m’entourent et donc je fais du bien aussi. J’ai donc eu envie de vous en parler aujourd’hui.

Regarder, observer, autour de vous certaines personnes, elles savent rebondir de façon ludique sur les mille et un petit tracas de la vie. Elles étonnent toujours par leurs actes les plus simples du quotidien. Entre leurs mains un déjeuner devient un moment de douceur, un évènement inattendu devient une aventure passionnante en un mot, elles sont magiques. J’ai souvent entendu ce commentaire suite à mon choix de vie actuelle, mais quelle chance, quel courage… moi je peux pas, je n’oserai pas !

Mais je n’ai rien fait d’exceptionnelle : j’OSE ÊTRE MOI.

 

 

La créativité est un muscle !

 

N’importe qui peut l’exercer. C’est un muscle que nous possédons tous résume Christian Romain consultant en entreprise et auteur de Développer votre créativité. Si nous ne jouons pas tous au tennis comme Pete Sampras, nous pouvons néanmoins connaître ce plaisir d’échanger des balles. Regardez un enfant qui commence à construire un volume avec des kaplas.

Il monte des murs, puis vient le moment de poser des planches et hop tout tombe. Au second essai, il franchi l’obstacle en trouvant le dispositif créant l’équilibre. Et bien à nous de trouver l’équilibre dans nos vies pour expérimenter et être soi.

 

La créativité n’est nullement réservée aux artistes, chacun peut faire de sa vie une œuvre d’art, à travers son métier, ses loisirs, ses relations, la décoration de sa maison, au cours d’une conversation.

« Un excellent potage prouve plus de créativité qu’une mauvaise peinture » affirme le psychologue Abraham Maslow vers une psychologie de l’être Fayard 1977. Ce qu’on reconnaît moins bien c’est que la créativité est avant tout un état d’esprit, une attitude intérieure. Elle donne une coloration nouvelle au quotidien.

Pas besoin d’être super intelligent. Elle nait de la curiosité, de l’empathie, de l’estime de soi, de l’adaptabilité, de l’ouverture à ses émotions. De nombreux thérapeutes nous enseignent comment simuler, attirer votre attention sur ce qui peut bloquer notre créativité au quotidien. Mais il suffit d’observer un enfant et de redevenir cet enfant en écoutant son enfant intérieur. Facile à dire ! La peur souvent nous bloque à l’âge adulte ! Et pourtant c’est aussi simple que de faire du vélo, cela ne s’oublie pas !

Apprendre à penser out of the Box, être un rond hors du carré !

 

 

Le créatif laisse son cerveau jouer.

 

Ses ennemis, le stress, la fatigue, le perfectionnisme laissent penser que toute action doit être parfaite. Tout le monde a déjà entendu ces phrases : peux mieux faire, tu peux toujours mieux faire. Comme si on ne pouvait pas s’autoriser des erreurs, le tâtonnement, les coups pour rien. Et pourtant ne pas enfermer les enfants dans un esprit trop scolaire, privilégier l’ouverture plutôt que la spécialisation et surtout oublier ce que vous avez appris à l’école notamment qu’il y a pas qu’une seule et bonne réponse. Vous pouvez relire notre article  sur la parentalité créative. 

 

Les créatifs ont cette capacité à discuter l’ordre naturel des choses, à ne pas se satisfaire des choses évidentes, des événements, à se poser des questions, parfois les bonnes, à casser la routine, à mettre en place finalement un processus créateur.

 

 

Oser donner et s’exposer

L’affirmation de soi est indispensable. Elle s’accompagne d’une capacité à choisir à renoncer. C’est ce que j’ai appris en coaching en créativité savoir faire émerger des idées, être en profusion d’idées mais aussi savoir sélectionner choisir, trier, ordonner pour garder que ce qui fait sens pour soi.

 

 

 

La créativité c’est aussi le souci des autres par la générosité et l’altruisme.

 

 

Dans ce cas, l’ennemi de la créativité c’est la peur d’être rejeté, de pas être aimé pour ce qu’on est. La peur de n’être que dans de la rêverie stérile du fantasme et d’être trop dans la réflexion et pas dans l’action. Le lien qui nous relie aux autres doit être tisser dans une relation de vérité et de don. En partant de se postulat, nul ne peut être atteint par des mots ou des gestes mal attentionnés. Les relations crées avec les autres sont basés sur l’amour.

 

Echapper à ses peurs ou à celle des autres

On a tous été confronté à des mythes familiaux un aïeul réputé talentueux créatif mais qui a passé sa vie sans un sou. Cela hante bien souvent les plus jeunes générations qui entendent ces histoires répétées. Ces peurs familiales cassent bien évidemment les pulsions créatives des plus jeunes. Elles sous-entendent que la créativité est mauvaise et détruit. Ils cultivent des croyances négatives pour l’épanouissement de l’individu. Alors au fond, c’est quoi être créatif pour vous ?

 

Alors apportons un peu plus de vie à la vie

Car être créatif et sans doute la plus belle manière d’être libre. La créativité c’est vrai ça n’obéit pas au doigts et à l’oeil. Cela demande toujours d’aller plus loin cela désinhibe et cela perturbe aussi. Cela demande des efforts, c’est un bien inestimable. Cela donne des cartes pour avoir une meilleure connaissance de soi et d’être au plus proche de son être profond. Par c’est difficile, il faut bien l’avoue aussi !

Savoir renouer avec ses émotions, ses sensations, ses intuitions, son histoire, les exercices destinés à stimuler votre créativité n’ont pas d’autres objectifs. C’est dans notre richesse intérieure qu’il faut puiser. Les artistes souvent en témoignent. Les enfants sont naturellement doués pour cela. la psychologue Catherine dolto-Tolitch a travaillé sur sur cette notion de censure. Il faut arrêter de faire subir nos peurs à nos enfants. Par cet acte fondamental de créer, ils s’épanouiront.

La créativité est une énergie obstinée lorsqu’elle est appauvrit, des signaux fort sont envoyé à l’organisme. Il somatise, déprime, se fatigue, des sensations insurmontables apparaissent.

Créer est un état d’esprit, un atout pour la vie.

 » Je est un autre, crée c’est ce découvrir autre que celui que l’on croit être » Rimbaud

 

 

Au plaisir de vous retrouver sur notre page Facebook et sur notre chaine youtube.

 Venez nous rejoindre et partagez avec vos amis.

Créons ensemble une belle communauté de créatif et co-créons un lieu de découvertes sensibles

 

 

Super exposition en famille, Sheila Hicks : espace et couleur

Super exposition en famille, Sheila Hicks : espace et couleur

Vivre un beau moment, exposition en famille ou avec sa classe au musée et poursuivre à la maison ou en classe, c’est possible, la preuve …

 

La couleur et l’espace :  Sheila Hicks

 

Je vous propose de découvrir l’exposition en famille : Ligne de vie se tient au Centre Pompidou galerie 3, tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h attention fermeture des caisses à 20h. Du 7 février au 30 avril 2018.

 

 

 

« Qu’est-ce que mon œuvre? J’ai étudié la peinture la sculpture la photographie et le dessin mais c’était le textile qui m’a tiré le plus. Je pratique une sorte d’art textile. Je développe des environnements, fabrique des objets avec du fil, des textiles et édifie des sculptures souples des bas-reliefs. Je m’adonne au design et produit des objets utilitaires à partir de fil » ainsi s’exprime Sheila Hicks née en 1934 dans le Nebraska est installée à Paris depuis 1964.

 

 

Sheila Hicks entrelace, tisse et suspend les couleurs à l’aide de fibres de laine, de lin, de coton. Ses œuvre sont souvent monumentales. Son travail s’inscrit dans la filiation des arts des textiles précolombiens, de l’abstraction géométrique et du Bahaus. Ce mouvement allemand cherchait à décloisonner les genres artistiques avec une liberté absolue. Au sein d’une école qui lui a donné son nom, on y enseignait l’architecture, le design, la photographie, le costume et la danse. Il y avait de nombreux ateliers d’art appliqué. Des artistes de toute l’Europe ont formé une avant-garde ayant une influence majeure sur l’art moderne. Jouer avec la matière, déployer les couleurs dans l’espace laisser une oeuvre vivre sous des formes différentes, tels sont les forces de son art.

 

Les minimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Lévi-Strauss l’appelait « la bricoleuse ».

Ces oeuvres nomades que l’artiste qualifie aussi d’investigation sont tels des expérimentation traduisant ces préoccupations. Elles sont étroitement liés à un lieu, une atmosphère ou un souvenir, traduits dans des titres poétiques. Elle introduit des coquillages, du papier journal, du film… Tel des études ces petites pièces souvent de format A4 sont tout à fait étonnantes. Aucune ne se ressemble et pourtant elles dialoguent entre elles. Suivre ce parcours revient à se plonger dans un laboratoire d’expérimentation.

 

Cette ligne chronologique de minime est un peu comme la matrice de l’oeuvre tout entière. Sheila Hicks teste des matériaux, des couleurs, des tissages. Elle nous donne une envie folle de plonger dans ce volume de couleurs.

 

 

Entre décoration et Beaux-Arts

 

Chez les modernistes du Bahaus, les frontières qui peuvent exister aujourd’hui entre Beaux-Arts décoration architecture et design n’existaient pas. Cela n’était pas si rigide Sheila est l’héritière de cette vision des choses et toute sa vie elle a voulu circuler librement entre art et décoration. Le textile omniprésent dans notre vie quotidienne lui permet de croiser de tisser d’entrelacer. Les matières par ailleurs, travailler la fibre offre une souplesse que ni la sculpture classique ni la peinturent permet.

 

 

 

 

 

 

 

Pour chaque installation certaines pièces réalisées changent de forme et de disposition. Sheila Hicks veut que chaque exposition soit l’occasion de renouveler son œuvre. Par ces carnets et ses expérimentations personnelles, nous aide à comprendre son processus créatif, ses inspirations et son travail de conception. Ce sont de beaux outils pédagogiques et des oeuvres à part entière.

 

 

La couleur dans l’espace

 

Pour cette exposition, Sheila Hicks a créé une nouvelle œuvre. Il s’agit d’une énorme masse de fibre brute d’environ 4 mètres de haut et de large. Cette empilement de matière joue avec des variations de jaune.

La couleur est la vraie grande passion de Sheila Hicks sans doute plus encore  que le textile.

 

 

 

 

 

L’intérêt de la fibre et pour elle d’utiliser la couleur dans la masse. La couleur et son support ne font qu’un. Elle fait ainsi vivre directement la couleur dans l’espace. La vue est sollicitée mais également les odeurs par la fibre de lin, de laine. Cette exposition est un véritable expérimentation sensorielle, qui parle au grands comme aux petits.

 

 

 

 

 

 

Tout l’intérêt du travail de Sheila Hicks est de perturber la frontière entre l’art et la vie tout en donnant aux œuvres la chance de rester vivante car elles s’adaptent aux espace qu’elles occupent au grès des expositions. Cette rétrospective privilégie l’expérience sensible et favorise une immersion plus direct dans le monde formel matériel et chromatique de Sheila Hicks.

 

 

Je vous conseille vivement de profiter de vos vacances de février ou de printemps pour parcourir cette belle exposition au Centre Pompidou.

 

 

Petits trucs pour vivre un beau moment en famille ou avec sa classe au musée et poursuivre à la maison ou en classe.

 

  • Pour une première visite dans un musée, bien expliquer ce qu’est ce lieu, ce qu’on y fait, en quoi c’est différent de tout autre lieu et quel est le bon comportement à adopter… bien souvent on ne touche pas même si cela donne super envie !
  • Ne pas hésiter à consulter des livres sur l’artiste exposé ou sur le thème de l’exposition avant de s’y rendre.
  • Chercher des oeuvres sur internet et réaliser un collage avec différents éléments de l’œuvre.
  • Créer ensemble une histoire à partir des oeuvres.
  • Discuter avec eux de leurs préférences, de leurs ressentis…
  • Durant la visite, chercher à poser des questions ouvertes, demander leurs de décrire ce qu’ils voient… ne pas donner de réponse toutes faites. Ne pas limiter leurs imaginations.
  • Lancer des défis, trouver certains éléments, créer une chasse au trésor, chemins d’énigmes pour avancer dans l’exposition avec curiosité et intérêt.
  • S’inscrire aux visites commentées pour les familles ainsi qu’aux ateliers thématique en rapport avec les expositions en cours.
  • Surtout s’adapter à leur rythme en fonction de l’âge et des niveaux de chacun.

 

Bonnes expositions à tous, au plaisir de vous retrouver sur notre page Facebook et sur notre chaine youtube.

 

Venez nous rejoindre et partagez avec vos amis.

 

Créons ensemble une belle communauté de créatif et co-créons un lieu de découvertes sensibles

Être créatif dans ses cours, c’est possible ! Et bien Osons !

Être créatif dans ses cours, c’est possible ! Et bien Osons !

 

Enseigner, être un bon pédagogue, impulser le goût du savoir à ses élèves n’est pas chose facile pour tous et tous les jours. Et surtout, cela n’est pas inné. Le tâtonnement, l’expérience, l’amour de son métier donnent la force chaque jour de grandir soi-même.

 

Bien souvent on se retrouve pris dans un rituel. On recrache son savoir sans inspiration et parfois avec ennuie !

Chaque fois que je rentre en classe, je me pose les questions suivantes :

comment ne pas m’ennuyer et donner des outils captivants à mes élèves ?

Que vais-je inventer aujourd’hui ?

Vont-ils avoir des étoiles dans les yeux ?

 

 

Voici un partage de mes expériences pédagogiques de mes 10 années d’enseignement dans différents niveaux et contexte d’enseignement.

Je vous délivre mes 4 encrages personnels pour rester créative et offrir le meilleur de moi-même à mes élèves.

 

 

 

1. Elaborer un projet qui va favoriser les différentes dimensions de l’apprentissage :

  • expression,
  • apprentissage des outils techniques,
  • mémorisation ,
  • expérimentation.

Exemple pratique : sur plusieurs séances abordons la notion de frontières (limites) notion géographique, littéraire, philosophique, architecturale et urbaine…

  • Pour l’expression : les barrières physiques dans le jeu : expérimentation sportive, exprimer ce que cela me fait de me confronter à l’autre physiquement…corps et  le non-verbale
  • Pour les outils techniques : lui faire écrire un cours texte… suite à projection d’un court métrage ou à la lecture de livres, le dessin… Mettre l’enfant en mode narratif.
  • Pour la mémorisation : intégrer son corps et son mouvement dans la compréhension et donc la mémorisation de notions complexes et abstraites.
  • Pour l’expérimentation : Construire des limites bâties ou non pour valider les notions aborder dans les lectures, films, techniques diverses.

Bien évidemment, cet exemple mérite d’être approfondi, mais cela n’est pas le propos aujourd’hui. Je tente juste de vous faire comprendre le dispositif global du mode créatif.

 

 

2. Mettre en place un dispositif relationnel qui favorise la collaboration :

 

En groupe classe, il n’est pas toujours facile de s’exprimer.

Dans le groupe, prendre chacun là où il est pour l’amener vers le meilleur de lui-même. Donner l’occasion à chacun de pouvoir exprimer qui il est, dans ses joies, ses peines, ses difficultés, ses victoires.

 

Exemple pratique : le binôme est un bon moyen de faire évoluer sa communication, travailler sur ses peurs et surtout cadre idéal pour trouver la force d’être soi, se compléter et collaborer. L’affect est le moteur de la plupart des enfants, avec de l’amour ils déplacent des montagnes. Alors que la collaboration est naturelle chez eux, utilisons ce don pour créer un climat de travail nouveau.

 

 

3. Sortir du cadre, aller au-delà du savoirs appris dans le cadre scolaire pour offrir une vision et une démarche personnelle qui s’enracine dans la durée.

 

Notre intervention doit permettre la création d’un regard sur le monde qui va bien au-delà du simple cours. Nos jeunes manquent bien souvent de vision et d’engagement. Leur permettre de révéler leurs passions et ce qui les fait vibrer est une source de bonheur pour tout adulte bienveillant.

Exemple pratique : Investir tous les champs créatifs, créer des périodes différentes sur les notions à aborder, travailler en mode workshop, expérimenter dans le but de valider des notions puis reprendre sur une plus longue période des outils plus traditionnels. Recréer la surprise avec une sortie à thème, pour décontextualiser le savoir. L’objectif est de créer la surprise,apporter de la nouveauté et de la variété sur des périodes différentes, 1 un jour, une semaine, 1h voire 1 minute).

 

4. Mettre en place une pédagogie créative par expérimentation, rebond et ajustement.

Savoir être à l’écoute de l’ambiance de la classe, de son humeur, de sa psychologie. Mettre à profit le lien entre chacun pour créer du renouveau et se surprendre soi-même. Être capable dans instant et par instinct de changer spontanément le cadre de votre enseignement, le dispositif ou  la disposition de la classe…

Exemple pratique : Lors d’un cours adapté à la classe au savoir ou à la notion abordée, regrouper les tables par 2, en cercles en U, en mode conférence pour un jeux d’improvisation…Savoir utiliser les ressources humaines, et les connaissances de sa classe.

 

 

Voici une belle initiative du collège Montesquieu Sainte Marie au Havre : des collégiens découvrent la joie d’écrire.

Chaque année une cinquantaine d’élèves ayant des troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysphasie, dyspraxie…) se retrouvent autour d’un projet de création d’un livre documentaire. Cette classe motivée change petit à petit son regard sur l‘écriture et la lecture.

Des outils spécifiques sur tablette ont été mis en place pour prendre en photo les pages de livres intéressants et les retranscrire à l’oral ( application Office Lens). Les visites dans la bibliothèque deviennent un vrai plaisir. Différents groupes de recherche s’organisent autour de thème : le théâtre d’avant guerre, la musique, la peinture, les auteurs et l’architecture. Ils n’ont plus d’appréhension vis-à-vis de l’écriture. Ils ont des idées et les outils pour les mettre en oeuvre.

Leur ouvrage sera terminé pour les vacances de printemps. Nous leurs souhaitons une belle route !

 

 

Savoir utiliser toutes les ressources, humaine, physique et des connaissances de sa classe.

 

 

Faites-vous confiance et faites leurs confiances, petits comme grands, vous donnerez tout le meilleur de vous-même.

 

 

 

Si vous désirez partager vos expériences de pédagogues envoyez-moi par mail un message, vos photos, nous partagerons avec notre communauté.

Que pensez-vous de de la création d’ un groupe Facebook pour que nous partagions nos expériences de pédagogie créative ?

Bon weekend mes pépites.

Embarque dans un ouvrage poétique et créatif : « Mes petits bonheurs »

Embarque dans un ouvrage poétique et créatif : « Mes petits bonheurs »

 

Un cahier créatif pour les plus grandes 9 à 14 ans : Mes petits bonheurs, imaginé par Aurélia Fronty, validé par maman et filles, même la plus petite !

Mes petits bonheurs, Auteur Aurélia Fronty, de 9 à 14 ans. Edition Gautier Langerau

L’univers merveilleux, poétique et apaisant d’Aurélia Fronty se révèle dans cet ouvrage que chacun s’approprie. C’est un cahier créatif pour tous les jours, à compléter, à lire, à découper, à partager. Un univers graphique riche d’une multitude de messages positifs : petits mots doux pour égayer son quotidien, motifs pour décorer son petit monde, de conseils pour faire du bien autour de soi et de célébrer tous les petits bonheurs de la vie.

 

 

 

Un ouvrage en 6 parties :

Cultive tes rêves

Prends soin de toi

Fais attention aux autres !

Embellis ton petit monde !

Amuse-toi !

Libère ta créativité !

 

 

 

 

 

 

Avec 152 pages contenant des dessins à colorier pour développer son esprit créatif, des motifs extraordinaires à découper, des messages d’amour et d’amitié à offrir, des petits cadeaux pour décorer… 16 cartes à découper : marque-pages, gris-gris porte-bonheur, cartes de voeux… 8 planches de stickers aux couleurs flamboyantes.

Pour toutes les petites, jeunes et grandes filles et leurs mamans !

On y trouve par exemple une cocotte de l’amitié, un attrape-rêve en carton à découper, des marque-places (que j’ai prévu d’utiliser ce week-end pour l’anniversaire de ma fille), des cartes postales sur le thème de l’amour et de la mode, des marque-pages (évidemment c’est la première chose que j’ai utilisé), des recettes (pancakes, fondant bonheur au chocolat et aux framboises, jus vitaminé…),  des petits jeux, comme un mini-jeu de cartes ou un jeu à découper type action ou vérité, des stickers, des petits mots positifs à offrir aux gens que l’on aime, des coloriages, une paper-doll, des étiquettes cadeaux, une guirlande de fanions… !

Tel un bullet journal ou carnet secret, on retrouve des pages pour y noter les anniversaires, les choses qui font du bien le matin, ses petits et ses grands rêves…

L’univers d’Aurélia Fronty est beau, fin et délicat, j’adore les illustrations. C’est un concentré de bonne humeur, le cadeau parfait pour les jeunes filles de 9 à 14 ans je dirais, mais aussi pour toutes celles qui aiment les jolies choses et les beaux papiers, ici on se le partage entre mère et fille selon les envies de chacune !

Si cet ouvrage vous appelle et que vous l’avez découvert à la maison, venez nous laissez-nous vos commentaires et partageons nos regards sur ces beaux ouvrages.

Partagez sur les réseaux sociaux, parlez de nous à vos amis, qu’ils viennent nous rejoindre.

Retrouvez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/creazinelemag/

Et abonnez-vous à notre chaine youtube : https://www.youtube.com/watch?v=wt8a1fwCiyQ

pour plus de vidéos inspirantes.

Merci à tous et toutes pour votre confiance et belle journée créative.

Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Un déjeuner exceptionnel, simplicité et partage autour de la créativité dans la pédagogie de Maria Montessori.

Luciano Mazzetti, Lucio Lombardi et Sourour Pivon m’ont fait le plaisir d’évoquer le matériel offert aux enfants dans la pédagogie de Maria Montessori. Merci à eux trois pour leur confiance et le moment de qualité passer tous ensemble.

Vous retrouvez l’intégralité du message de Luciano :

Le matériel n’est pas répétitif à deux conditions : la première est que ce matériel soit proposé à l’enfant quand celui-ci est disponible à rencontrer ce matériel.

Un matériel n’est ni bon ni mauvais. Il devient bon ou pas selon le moment où l’on offre ce matériel à l’enfant.

Il y a un auteur comme Vygotskij qui appel ce moment « zone proximale ». Qui est un moment dans lequel nous sommes disponibles à certains évènements.

Ou bien un auteur américain, qui l’appelle « congruità, la congruence ». On peut proposer aux autres des situations d’apprentissage qui soient cohérentes avec leur histoire, leur langue, leur culture. Et donc des choses qui ne soient pas trop proches ou trop éloignés à l’expérience de l’enfant.

Celle-ci est la première condition. Car le même matériel proposé à 3 ans a une réponse et à 6 il en a une autre de la part de l’enfant.

L’enfant ne répond pas de la même façon à des âges différents.

La deuxième condition est la « légèreté » avec laquelle l’enseignant présente le matériel. La légèreté est une condition essentielle, car une enseignante oppressée, répétitive et alourdie, rends extrêmement lourde la présentation du matériel.

Un enseignant qui a se goût pour la « légèreté », ici je parle d’une « légèreté » intelligente qui est le contraire de la superficialité, rend le matériel léger et donc créatif. 

Le matériel est fondamentalement créatif car c’est un matériel de relation, de rapports, qui permet à l’enfant de vivre de nouvelles relations.

Le matériel a une caractéristique que souvent les montessoriens ne reconnaissent pas et ne connaissent pas. C’est « l’ulteriorità » l’arrière pensée.

En général les montessoriens disent que le matériel permet l’autocorrection des erreurs, que le matériel rend concret ce qui est abstrait, que le matériel isole la qualité et donc la forme, la dimension, la couleur.

Ils ont probablement oublié une chose que Maria Montessori avait dit. Le matériel a une caractéristique qu’elle appelle « ulteriorità » l’arrière pensée. Le matériel a toujours en soit d’autres possibilités.

Je peux mettre ensemble ces deux objets de manière simple, ou bien je peux les assembler de manière créative. La créativité étant une capacité à combiner.

Etant un matériel de relation, il permet toujours un autre passage, un autre développement.

On peut toujours aller au-delà de ce qui est donné.

Le problème avec les enseignants et pas uniquement les montessoriens, c’est qu’au moment où tu leur dis qu’un objet va avec un autre, ils ne vont pas essayer à les assembler différemment. Et donc ils vont faire ce geste toute leur vie sans savoir que ce geste pourrait en produire plein d’autres.

Plus il est fécond, plus il est productif. Plus il produit des choses différentes. Et donc le matériel devient non seulement pas oppressif, pas monotone, pas répétitif, mais comme a dit une chercheuse américaine, il devient un outil de libération. Parce que il libère l’enfant vers des mondes possibles pour construire des rapports et des relations possibles et différentes.

 

 

Je vous rappelle que j’ai eu la chance de faire une interview de Luciano, vous la retrouvez dans cet article : http://creazine.fr/alternative-et-creative-maria-montessori-sa-vision-de-la-realite-et-du-reve/

J’espère que cet entretien avec ces trois acteurs majeurs de l’univers Montessori vous  a permis de vous faire une idée de la vision de Maria Montessori sur la créativité chez l’enfant et de comprendre son approche dans sa pédagogie.

Merci à vous tous de me lire et de me suivre.  L’aventure ne fait que commencer.  Pour la suivre likez et partagez avec vos amis, venez me rejoindre, laissez des commentaires.