Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Rencontre inspirante autour de Maria Montessori

Un déjeuner exceptionnel, simplicité et partage autour de la créativité dans la pédagogie de Maria Montessori.

Luciano Mazzetti, Lucio Lombardi et Sourour Pivon m’ont fait le plaisir d’évoquer le matériel offert aux enfants dans la pédagogie de Maria Montessori. Merci à eux trois pour leur confiance et le moment de qualité passer tous ensemble.

Vous retrouvez l’intégralité du message de Luciano :

Le matériel n’est pas répétitif à deux conditions : la première est que ce matériel soit proposé à l’enfant quand celui-ci est disponible à rencontrer ce matériel.

Un matériel n’est ni bon ni mauvais. Il devient bon ou pas selon le moment où l’on offre ce matériel à l’enfant.

Il y a un auteur comme Vygotskij qui appel ce moment « zone proximale ». Qui est un moment dans lequel nous sommes disponibles à certains évènements.

Ou bien un auteur américain, qui l’appelle « congruità, la congruence ». On peut proposer aux autres des situations d’apprentissage qui soient cohérentes avec leur histoire, leur langue, leur culture. Et donc des choses qui ne soient pas trop proches ou trop éloignés à l’expérience de l’enfant.

Celle-ci est la première condition. Car le même matériel proposé à 3 ans a une réponse et à 6 il en a une autre de la part de l’enfant.

L’enfant ne répond pas de la même façon à des âges différents.

La deuxième condition est la « légèreté » avec laquelle l’enseignant présente le matériel. La légèreté est une condition essentielle, car une enseignante oppressée, répétitive et alourdie, rends extrêmement lourde la présentation du matériel.

Un enseignant qui a se goût pour la « légèreté », ici je parle d’une « légèreté » intelligente qui est le contraire de la superficialité, rend le matériel léger et donc créatif. 

Le matériel est fondamentalement créatif car c’est un matériel de relation, de rapports, qui permet à l’enfant de vivre de nouvelles relations.

Le matériel a une caractéristique que souvent les montessoriens ne reconnaissent pas et ne connaissent pas. C’est « l’ulteriorità » l’arrière pensée.

En général les montessoriens disent que le matériel permet l’autocorrection des erreurs, que le matériel rend concret ce qui est abstrait, que le matériel isole la qualité et donc la forme, la dimension, la couleur.

Ils ont probablement oublié une chose que Maria Montessori avait dit. Le matériel a une caractéristique qu’elle appelle « ulteriorità » l’arrière pensée. Le matériel a toujours en soit d’autres possibilités.

Je peux mettre ensemble ces deux objets de manière simple, ou bien je peux les assembler de manière créative. La créativité étant une capacité à combiner.

Etant un matériel de relation, il permet toujours un autre passage, un autre développement.

On peut toujours aller au-delà de ce qui est donné.

Le problème avec les enseignants et pas uniquement les montessoriens, c’est qu’au moment où tu leur dis qu’un objet va avec un autre, ils ne vont pas essayer à les assembler différemment. Et donc ils vont faire ce geste toute leur vie sans savoir que ce geste pourrait en produire plein d’autres.

Plus il est fécond, plus il est productif. Plus il produit des choses différentes. Et donc le matériel devient non seulement pas oppressif, pas monotone, pas répétitif, mais comme a dit une chercheuse américaine, il devient un outil de libération. Parce que il libère l’enfant vers des mondes possibles pour construire des rapports et des relations possibles et différentes.

 

 

Je vous rappelle que j’ai eu la chance de faire une interview de Luciano, vous la retrouvez dans cet article : http://creazine.fr/alternative-et-creative-maria-montessori-sa-vision-de-la-realite-et-du-reve/

J’espère que cet entretien avec ces trois acteurs majeurs de l’univers Montessori vous  a permis de vous faire une idée de la vision de Maria Montessori sur la créativité chez l’enfant et de comprendre son approche dans sa pédagogie.

Merci à vous tous de me lire et de me suivre.  L’aventure ne fait que commencer.  Pour la suivre likez et partagez avec vos amis, venez me rejoindre, laissez des commentaires.

 

 

 

La pyramide de Maslow : un outil pour les parents et les éducateurs…

La pyramide de Maslow : un outil pour les parents et les éducateurs…

 

Le psychologue Abraham Maslow, dans les années 40, a entrepris des recherches sur la motivation. Il a classé les besoins fondamentaux pour atteindre le plein épanouissement en 5 niveaux sous forme d’une pyramide. Chaque palier de cette pyramide donne une progression possible vers la satisfaction des besoins permettant à l’individu de progresser ver le but ultime, le sommet, le besoin de s’épanouir personnellement.

 

 

besoin psychologique 

Besoin de sécurité

Besoin d’appartenance et d’affectivité

Besoin d’estime

Besoin de s’épanouir

 

 

 

 

  • Besoin psychologique : question de survie  ! Se nourrir, dormir, respirer… C’est la base de toutes existences animales.

 

  • Besoin de sécurité : tant physique que morale, stabilité émotionnelle,  morale  et protection du corps.

 

  • Besoin d’appartenance et d’affectif : la dimension sociale de l’être humain. Faire partie du groupe, avoir la reconnaissance de ses pairs. Se sentir reconnu par sa famille, ses amis et toutes les associations. A l’intérieur du groupe l’individu à besoin de se sentir aimé.

 

  • Besoin d’estime : en complément du précédent besoin, la personne a besoin de se sentir respecter, mise en confiance par les autres et avec les autres. Besoin de reconnaissance, d’un statut, d’une réputation.

 

  • Besoin de s’épanouir : Le sommet des besoins de l’être humain vise à dépasser les besoins matériels. La quête suprême est d’atteindre l’épanouissement par le dépassement. Le besoin qui domine tout, consiste à mettre en valeur son potentiel, par la morale, la créativité, la résolution de problème.

 

 

 

 

 

 

 

Voici quelques pistes pour accompagner vos enfants dans cette progression vers les sommets…

besoin psychologique : les parents veillent à donner à son enfant une alimentation qui soit bonne, naturelle, équilibrée et pauvre en sucre. Proposez leur de faire les menus de la semaine avec vous, les courses et la cuisine. Impliquez les très jeunes dans la connaissance de ce qu’il mange, des saisons et du plaisir de faire soi-même. Surveillez leur sommeil pour q’ils ne s’assoupissent pas en classe.

 

 


Besoin de sécurité : mettez en place une pédagogie positive, élever son enfant sans crier… ni taper. Une liste sans fin de bons principes fleurissent aujourd’hui. Le principale c’est de guider son enfant avec ce que chacun est, avec douceur et respect. L’enfant doit prendre confiance et conscience que vous êtes là pour lui et que quoi qu’il arrive votre amour est présent. Il est unique. Et sa place est importante.Tout problème se règle par l’échange et non la violence. Vivre en toute bienveillance au quotidien.

 

 

 

Besoin d’appartenance et d’affectivité : chacun a besoin de connaitre son histoire, sa famille, ses racines pour se construire et grandir. N’hésitez pas à faire un album photos de votre famille et passer du temps à le regarder en famille avec votre enfant. Chacun doit pouvoir exprimer ses projets personnel et mettre en place un dispositif personnel pour y parvenir. Instaurer des temps de partage d’expérience : sa vie de classe, sa place dans la fratrie. Une fois par semaine ou moins souvent selon les besoin. Chacun doit avoir un moyen de partager son vécu dans la famille : réussite, petits bonheurs, grandes tristesses…

 

 

Besoin d’estime : Ne pas hésiter à mettre en avant les qualités de vos enfants en donnant des missions, des tâches à chacun en fonction de leur potentiel. L’un d’eux est fin gourmet et aime la cuisine, et bien proposez lui d’organiser un repas par mois. Un autre est adroit, il sera responsable de la réparation d’un jeux cassé par les plus petits… Et surtout félicité et gardez toujours un mot positif pour chacun en fin de journée pour valoriser sa présence dans la famille.

 

 

 

Besoin de s’épanouir : créer un tableau ou un schéma mettant en avant les activités récurrentes de la famille, photographies, dessins pour illustrer cela… bien visible pour que chacun se visualise bien dans la famille. Questionnez les enfants lorsqu’il y a une situation de doute, mettez en avant les talents de certains et de tous.

 

 

 

Finalement je pense que la pyramide de Maslow est un outil fondamental pour avancer dans notre quête de bonheur individuel et collectif.

 

 

Si vous voulez en savoir plus voici quelques sites de références… nous vous conseillons de relire les articles que nous avons écrit :

Les 3 secrets d’une parentalité créative

Pourquoi parler des 4 accords Tolteck à vos enfants ?

 

RÉFÉRENCES:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow

http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8

http://www.maslow.com/

http://www.businesspme.com/articles/marketing/134/la-pyramide-de-maslow.html

http://www.teteamodeler.com/scolarite/motivation/dictiofiche34.asp

http://www.aufeminin.com/job/pyramide-maslow-f27201.html

http://www.bloc.com/article/travail/pratique/pyramide-de-maslow-2009-03-23.html

La pyramide des besoins de Maslow d’un point de vue pédagogique

Vidéo :

https://prezi.com/lq_mj6x_knvo/pyramide-de-maslow/

Alternative et créative ? Maria Montessori, sa vision de la réalité et du rêve

Alternative et créative ? Maria Montessori, sa vision de la réalité et du rêve

Échange avec Luciano Mazzetti, Lucio Lombardi et Sourour Pivion

 

Rencontre autour de la pédagogie de Maria Montessori

Je vous présente Luciano Mazzetti, Lucio Lombardi et Sourour Pivion : deux italiens et une tunisienne passionnés et passionnants.

Luciano Mazzetti compte 50 ans d’enseignement en pédagogie à l’université de Rome. Il est le fondateur et le président du centre international Montessori. Il a voulu répandre la pensée de Maria Montessori qui a fondé en 1907 la première maison des enfants à Rome. Aujourd’hui, son enseignement est plus que jamais d’actualité dans notre pays. Luciano a fondé le centre international Montessori, convaincu qu’il est préférable de pratiquer l’éducation plutôt que de la théoriser.

http://www.centrointernazionalemontessori.com/wpsite/il-professore-luciano-mazzetti/

Cet entretien avec lui va nous permettre de connaitre et de mieux comprendre la vision de Maria Montessori sur la créativité chez l’enfant.

 

Lucio Lombardi est le directeur de la fondation Montessori de Chiaravalle.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=22&v=ahxCB0kJ4VI

 

 

Sourour Pivon est la fondatrice de quatre écoles Montessori, dont une à Montreuil en 2006 et une autre à Tunis au lac 1 depuis 2014. Elle forme et accompagne de projets de maisons des enfants partout dans le monde. Voici une vidéo de présentation de l’ambiance de son école de Montreuil.

 

 

Créazine : Maria et les dessins d’enfants ?

Luciano :

Maria Montessori fut lourdement critiquée car elle a refusé les dessins des enfants, les considérant comme des gribouillages. À travers cela les enfants ne racontent pas leur histoire. Avant toute chose il faut comprendre l’évolution du dessin d’enfant avant de poser un avis. Aujourd’hui, on peut trouver de nombreuses recherches sur les gribouillages d’enfants et ses premiers pas vers l’écriture.

Luciano prend une feuille et se met à imiter l’évolution du dessin de l’enfant tout en nous expliquant la succession des étapes.

Dans un premier temps, le tracé d’un enfant n’est qu’un mouvement musculaire puis circulaire puis il soude les formes. Apparaît alors le bonhomme qu’il fait évoluer vers le pré-graphisme pour finir par occuper les extrémités de la feuille. Et ainsi, il aboutit au « frigo »  vu dans la maison comme transparente, une vue en coupe dans le jargon architectural.

 

 

 

 

Créazine : Maria Montessori et la critique sur sa position sur l’art et le dessin d’enfant ?

Luciano :

le plus grand critique des idées de Maria sur la créativité est Herbert Read « éduquer avec l’art », théorie basée sur les gestes créatifs comme intelligence de la pensée.

Avant tout pour bien comprendre tout cela, il faut faire un grand voyage par la psychiatrie.

« Notre vie mentale est basée sur notre rapport à la réalité. »

On peut avoir peur de la réalité et la fuir. Winicott en parle très bien. Pour lui deux comportements face à la réalité : fuir ou s’accommoder.

La fuite peut être saine, tout dépend de la volonté d’agir qui est cachée derrière la fuite. L’adolescence rêve les yeux ouverts et c’est très sain!

Il faut savoir que Maria a fait une partie de ses études sur le rêve et le rapport à la réalité. Elle cherche avant tout à aider les enfants à ne pas avoir peur de la réalité.

Pour elle : Créativité = fantaisie

Dans cette recherche d’accompagnement, elle demande la plus grande prudence avec les enfants, pour éviter le complexe d’infériorité et la peur de la réalité. C’est pourquoi, dans les écoles Montessori,  il n’existe qu’un seul exemplaire de matériel, il est cassable et lavable. Les objets réels du quotidien et leur manipulation avec soin donnent confiance à l’enfant.

 

Créazine : alors comment comprendre ce lien entre créativité et accommodement ?

Luciano fait référence à l’ouvrage de Vygostky « Créativité et l’imagination infantile ».

http://www.ac-grenoble.fr/ecole/74/maternelle74/IMG/pdf/le_role_du_jeu_dans_le_developpement_de_l_enfant_ageem2.pdf

 

J’ai fait quelques recherches sur cet ouvrage et voici ma synthèse. Dans cette œuvre «  l’Art et l’Imagination dans l’enfance », Vygotsky définit la créativité comme toute réalisation humaine créatrice de quelque chose de nouveau, qu’il s’agisse de reflets d’un objet quelconque du monde extérieur, qu’il s’agisse de déterminer les constructions du cerveau ou des sentiments, qui ne vivent pas et se manifestent que chez l’être humain. Vygotsky associe la créativité à l’impulsion combinatoire de l’être humain qui provient de sa possibilité à imaginer, à tisser des fantaisies, à projeter, à planifier le futur.

« Il existe de la création non seulement où les événements historiques ont leur origine, mais aussi où l’être humain imagine, combine, modifie et crée quelque chose de nouveau, même si cette nouveauté semble insignifiante si l’on la compare aux réalisations des grands génies. Si nous y ajoutons l’existence de la création collective qui réunit toutes ces petites découvertes, insignifiantes en elles-mêmes, de la création individuelle, nous comprendrons combien est-elle grande, la partie de tout ce qui a été créé par le genre humain et qui correspond à la création anonyme collective d’inventeurs inconnus »( Vygotsky, 1982, p.11).

http://www.inrp.fr/biennale/8biennale/contrib/longue/249.pdf

 

 

En conclusion, pour Vygotsky la créativité est la capacité à combiner les éléments de la réalité commune d’une manière magique avec fantaisie.

 

Créazine : Aaors comment ne pas avoir peur de la réalité ?

Luciano : Pour le mexicain Octavio Paz, la créativité est une page blanche. Il faut avoir le courage de démarrer et d’écrire.

Petite critique et exemple de Luciano : Alors, oui. Les couillons d’enseignants ne sont pas des créatifs quand ils ne font que répéter la même choses les uns les autres. Il font des papillons tous pareils…

Dans ce cas-là, qu’est-ce qu’ils transmettent aux enfants ?

C’est dans la découverte que tout se passe.

Petite histoire raconté par Luciano : «  un jour un enfant dessine sa famille. La maitresse recherche le sens du dessin de l’enfant. La maitresse bien ennuyée. Elle questionne la famille car son dessin représente une famille de noirs, alors que la famille est blanche de peau. On finit par le questionner : sa réponse pour lui est évidente, le noir est la couleur la plus importante !

Pour finir Luciano nous rappelle la quête de Maria Montessori avait besoin de comprendre la différence entre la fuite et la réalité. Il conclut en disant ceci :

 « L’idée naît  avant l’usage et la technique. C’est le cas pour toutes les grandes découvertes. »

 

 

C’est ce que moi j’appelle la force créative!

Mille merci à Luciano, à Sourour pour la traduction en direct  et à Lucio pour leur partage d’expérience et leur générosité.

 

J’espère que cet entretien avec ces trois acteurs majeurs de l’univers Montessori vous  a permis de vous faire une idée de la vision de Maria Montessori sur la créativité chez l’enfant et de comprendre son approche dans sa pédagogie.

 

Merci à vous tous de me lire et de me suivre.  L’aventure ne fait que commencer.  Pour la suivre likez et partagez avec vos amis, venez me rejoindre, laissez des commentaires.

L’intelligence c’est savoir rebondir face aux tracas de la vie !

L’intelligence c’est savoir rebondir face aux tracas de la vie !

Quand la passion vous anime !

Savoir s’ajuster face aux petits tracas de la vie et faire preuve de créativité pour surmonter l’impossible, le doute et les bêtises…

Ce petit film a voir en famille.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=TYCFxvU-Lzg

 

 

Partager vos impressions, expériences et laissez nous vos commentaires juste en dessous de cet article.

Partageons nos émotions et créons ensemble la première communauté créative francophone.

 

belle fin de semaine à tous, créativement

 

 

Poumpoummm Pidou !!!!  40 ans : cela se fête au Centre Pompidou !

Poumpoummm Pidou !!!! 40 ans : cela se fête au Centre Pompidou !

 

A l’occasion des 40 ans du Centre Pompidou à Paris, un duo de designer a eu carte blanche pour imaginer une série en trois épisodes , une série d’expositions, de manifestations inédites pour la galerie des enfants.

Pour chaque épisode, une exposition : , un artiste modifie l’espace et propose aux familles de nouvelles règles du jeu, regarder, explorer et créer.

 

J’ai visité le deuxième épisode où le célèbre artiste chinois Lui Bolin surnommé l’homme invisible vient se dissimuler dans l’exposition. Reprenant sa technique de camouflage, ce duo de concepteurs imagine un jeu de déguisement très apprécié lors des fêtes d’anniversaire.

 

 

 

Le travail de l’artiste 

@Liu Bolin – Dragon Series Panel 30f9- 118X150- 2010

@Liu Bolin – Hiding in the City, vegetable- 112,5X150, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le déroulé d’une visite :

 

 

Étape 1 : cherche des morceaux de tissus de la même couleur et assemble les pour fabriquer un costume.

Etape 2 : trouve le lieu dans le décor où le costume te fait disparaître.

 

 

 

Une expérience à vivre en famille…

 

 

Le lieu : 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici mon reportage photos et expériences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour compléter votre après-midi au musée, je vous propose de tester les ateliers, pour chaque tranche d’âge. Vous trouverez votre bonheur, les mercredis, samedis et dimanches.

 

Voici le programme des prochains weekends :

Pour les 2 à 5 ans : à 15 heures, jeune public, en famille, durée 2h

  • A vos pinceaux petit fauve, le 25 et le 26 novembre
  • Derain ou la peinture libérée, le 26 novembre
  • 1,2,3 Pompidou, le 3 décembre

Pour les 6 à 10 ans : à 14 heures 30, jeune public, en famille, durée 2h

  • Carnet de croquis, le 25 et le 26 novembre
  • Carnet de croquis, le 3 décembre

Pour les 9 à 12 ans, la fabrique, enfant seul, à 14h, 3h, programme à venir… Consulter le site : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ce5Ekdo/rKAGrdd

A vous de jouer maintenant… belle exploration !

Si vous avez des ressources à partager, des commentaires, n’hésitez pas à me laisser votre trace.

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Soyons le changement !

Hervé Tullet : le quotidien en couleur

Hervé Tullet : le quotidien en couleur

Hervé Tullet : rencontre en couleurs !

 

Vous avez surement eu un de ses livres pour enfant entre les mains. Hervé Tullet vit aujourd’hui à New York et il m’a fait la joie de répondre à mes questions par mail. Cet homme généreux et disponible nous livre sa vision de la créativité : un art du quotidien, simple comme des gestes simples de tous les jours. J’aime cette idée de puiser dans la richesse dans des moments, des rencontres comme une évidence qui marque nos journées.

 

Un auteur hors norme pour les enfants, un artiste aux couleurs…

 

 

Créazine : Parlez nous de vos rêves et de vos passions  passées, à 7 ans ? 

Hervé Tullet : très peu de souvenirs de cette époque, un peu livré à moi même,  des dessins ? probable, surement même, sentiments flous, absence et puis on ne m’explique pas, je ne comprends pas, mais bon, je n’en souffre pas non plus . . .

 

 

Créazine : Pour vous, c’est quoi être créatif ?

Hervé Tullet : j’aime les artistes qui tracent un chemin, je préfère les artistes qui cherchent, ceux qui se renouvellent, qui ne systématisent pas. ( ceux qui ont un truc ) Matisse est le parfait exemple, de passer la couleur des débuts ( couleur / puis découpe avec le noir  ) pour arriver, à la fin de sa vie aux vitraux ( couleur lumière ) et aux papiers découpés mais bon Ryman aussi qui à fait des monochromes toute sa vie  . . . c’est compliqué en fait j’aime les artistes qui donnent ( un espace, un regard, une pensée, un sentiment un sensation) plutôt que ceux qui se regardent.

 

 

Créazine : Avez vous un conseil pour les parents ?

Hervé Tullet : Acheter « Mais que font les gens toute la journée ? »  de Richard Scary

La vie quotidienne est passionnante à regarder et à découvrir (quel est le trajet d’une enveloppe que l’on met dans la boite).

Partager, écouter, découvrir comment ils voient notre monde quotidien, s’amuser à lire (et non pas juste des stratégies pour les endormir et s’endormir soi même à lire).

Leur regard sur le monde qui nous entoure est passionnant aussi (un jour de grand soleil , je demande à mon fils ce que veut dire ce panneau (un homme une pelle, un panneau « attention travaux », et il me répond « attention vacances »)

Combien d’enfants ne savent pas ce que font leur parents toute la journée, si dur que ça à expliquer ?

 

 

Créazine : Un conseil pour des jeunes passionnées, créatifs habités par l’envie d’autre chose que des valeurs scolaires. 

Hervé Tullet : bah ! comme tout le monde dit, lire, (lire « lettres à un jeune poète » Rilke)  regarder, découvrir, comparer, faire des connexions, explorer, chercher, noter, comprendre les cheminements, et recommencer, parler, ne pas hésiter à questionner des gens que l’on aime, être curieux, pas d’idée préconçues et se demander «  mais que font les gens toute la journée »

 

 

Créazine : Comment créez-vous vos projets, inspiration, expérimentation ?

Hervé Tullet : un peu comme ce que je viens de répondre, je regarde beaucoup avec mes yeux. Mes yeux pensent ou je pense avec mes yeux (lignes mouvement connexions, lumière, attitude, vêtements, taches sur le trottoir) je prends des photos , un peu

et j attends une idée, une petite, même, et si elle vient je la note et j‘attends le moment où dans ma tête tout se met en place et là je note pour de vrai et  . . . surprise ça fonctionne et si non, et bien je recommence.

Et puis j’ai aussi beaucoup travaillé avec des enfants, pas juste une fois pour la promo d’un livre mais pour des rencontres vraies, longues, improvisées, enrichissantes et c est là dans ces endroits, souvent difficiles, que j’ai compris ce qu’était le vrai sens, pour moi, de faire des livres.

 

 

Créazine : Comment se traduit votre créativité au quotidien ?

Hervé Tullet : rien de particulier pas de pratiques spéciales quotidiennes, je ne crois pas au dessin, je ne suis pas intéressé par une esthétique, je cherche l’idée, j’attends et quand je suis prêt, je me mets à ma table à dessin pour la sortir.

Je réfléchis beaucoup aussi à des principes d’expo mais toujours pareil, je ne cherche pas à créer une oeuvre, mais plutôt la faire créer, la créer ensemble et même peut un jour la faire faire (un peu dans l’esprit de Sol Lewitt mais en moins mathématique).

 

 

Un grand merci à cet artiste rare en France que j’espère bien croiser lors de sa prochaine visite sur Paris! Je vous raconter tout!

Voici ces ouvrages cultes :

http://www.herve-tullet.com